Direction des Communications et des affaires juridiques
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L’utilisation d’antibiotiques chez les humains et les animaux est essentielle pour la guérison de certaines maladies. Toutefois, ces médicaments soulèvent des enjeux environnementaux majeurs que nous devons connaître afin d’en faire un usage consciencieux.
En effet, une part importante des antibiotiques consommés est évacuée dans les urines et les selles, qui se retrouvent dans les eaux usées. Comme les stations d’épuration sont encore mal équipées pour gérer ces polluants, des traces d’antibiotiques se faufilent dans les milieux aquatiques et les sols agricoles.
Ce cycle favorise la résistance aux antibiotiques dans l’environnement. Les bactéries qui émergent peuvent ensuite se transmettre à l’humain ou à l’animal, rendant certaines infections plus difficiles à traiter.
Au CCSMTL, le comité d’antibiogouvernance joue un rôle clé dans la sensibilisation et la promotion du bon usage des antimicrobiens. Il souligne que la résistance aux antibiotiques est déjà bien présente dans nos milieux de soins et qu’elle entraîne des traitements plus complexes, des séjours hospitaliers prolongés et un risque plus accru de mortalité.
Que faire avec nos médicaments?
Une mauvaise gestion des médicaments périmés ou non utilisés aggrave cette pollution. Les jeter à la poubelle ou dans les toilettes contribue à leur dispersion dans l’environnement. Il est donc important de les rapporter à la pharmacie, où des systèmes de collecte sécurisés permettent leur destruction adéquate.
La lutte contre l’antibiorésistance passe par une approche intégrée : un usage raisonné des antibiotiques, une amélioration des systèmes de traitement des eaux, et une gestion responsable de nos médicaments. Chaque geste compte. Rapporter ses vieux médicaments à la pharmacie est un acte simple, mais fort pour protéger notre santé et notre environnement.
Crédit photo : Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash