Troubles alimentaires : mieux comprendre, mieux soutenir

Temps de lecture : 2 minutes

Communauté CCSMTL

Reconnus comme des troubles de santé mentale, les troubles alimentaires touchent plus d’un million de Canadiens et Canadiennes, dont 300 000 au Québec. Dans cette situation, il est essentiel d’être en mesure de reconnaître certains signaux d’alerte et de pouvoir orienter les personnes concernées vers les bons services.

Les troubles alimentaires ne sont pas une question de volonté ou d’apparence. Ce sont des troubles complexes, souvent invisibles, qui affectent la santé, physique, mentale et sociale. C’est pourquoi ils méritent une prise en charge adaptée. Ils peuvent toucher n’importe qui, sans égard à l’âge, au genre, au poids, à l’origine ethnique, au milieu socio-économique, aux croyances religieuses ou à l’orientation sexuelle.

La Journée mondiale de sensibilisation aux troubles alimentaires, le 2 juin, vise justement à favoriser la compréhension, à réduire la stigmatisation et à encourager un soutien plus personnalisé et accessible.

Savoir reconnaître les signaux

Les troubles alimentaires peuvent se manifester de bien des façons. Il n’existe pas de profil type. Il est toutefois possible de repérer certains signaux précurseurs qui méritent une attention :

  • Préoccupations à l’égard du nombre de calories ou de la valeur nutritive des aliments
  • Commentaires fréquents au sujet de son poids et de son apparence
  • Restriction de la quantité d’aliments consommés et/ou du nombre de repas/collations par jour
  • Pratique d’activité physique de manière excessive


Si quelque chose vous semble préoccupant, l’essentiel est d’en parler et d’aller chercher, ou de proposer, du soutien.

Aborder le sujet avec bienveillance

Si une personne de votre entourage semble présenter des signes de troubles alimentaires, il existe des façons simples d’aborder le sujet avec elle, et de la soutenir.

Parler de ce qu’on observe, sans jugement : « Je remarque que tu ne sembles pas aller comme d’habitude… je m’inquiète pour toi. »

Éviter les commentaires sur le poids ou l’apparence, même s’ils se veulent positifs, et miser plutôt sur le bien-être global : « Je tiens à toi, et je voulais prendre un moment pour voir comment tu te sens vraiment. »

Proposer une aide concrète, comme accompagner la personne dans ses démarches ou faire un appel ensemble : « Si quelque chose te préoccupe ou devient difficile, tu peux m’en parler ou en parler à quelqu’un d’autre. Voudrais-tu qu’on appelle le 811 ensemble? »

Où trouver de l’aide?

Ces deux services, entre autres, proposent une aide rapide, gratuite et confidentielle :

Info-Social 811 (option 2)
Service gratuit, confidentiel et disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le personnel intervenant évalue la situation, offre des conseils et peut orienter vers les ressources appropriées.
quebec.ca

ANEB — Anorexie et boulimie Québec
Ligne d’écoute et de références : 514 630-0907
Service de texto 1 800 630-0907
anebquebec.com

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