Une profession indissociable de la qualité des soins

Temps de lecture : 4 minutes

Direction des services multidisciplinaires de santé et de services sociaux et de la fluidité

Dans plusieurs installations du CCSMTL, les inhalothérapeutes jouent un rôle central dans les soins offerts aux usagers et usagères. Bien que cette profession reste discrète et encore méconnue, ces professionnels et professionnelles sont au cœur du continuum de soins, sauvant même parfois la vie de nos patients et patientes.

Deux inhalothérapeutes de nos équipes ont partagé avec nous leur vision du métier.

Le CCSMTL compte 78 inhalothérapeutes.
  • 73 inhalothérapeutes à l’Hôpital Notre-Dame et à l’Hôpital de Verdun
  • 4 inhalothérapeutes au Centre d’hébergement Paul-Émile-Léger 
  • 1 inhalothérapeute à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal

Grâce à cette répartition, les inhalothérapeutes assurent une présence essentielle à chaque étape du continuum de soins.

Marie-Ève Labelle, coordonnatrice technique en inhalothérapie 

Soins intensifs, Urgence, Hôpital Notre-Dame 

« On dit souvent que les équipes de soins (ex. : infirmiers et infirmières, médecins, préposés et préposées) sont considérées comme le véritable cœur qui fait battre un hôpital. Dans cette optique, on pourrait dire que les inhalothérapeutes en sont les poumons, l’un ne va pas sans l’autre. »

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre travail?

« Ce qui me motive le plus, c’est le sentiment de me sentir utile auprès de mes collègues et des patients et patientes. En tant que coordonnatrice technique en inhalothérapie, je dois me tenir à jour sur les formations et les nouveaux outils, tout en soutenant mes collègues dans leurs pratiques professionnelles afin d’offrir un meilleur service. Cette démarche me permet de me dépasser sur le plan professionnel. Savoir que je suis une ressource pour mes collègues et pour les patients et patientes est la plus grande des motivations. »

Qu’est-ce qui vous rend la plus fière?

« Je suis fière d’avoir contribué à la création de la future clinique de dépistage d’asthme pédiatrique à l’Hôpital Notre-Dame. Ce projet m’a permis de sortir de ma zone de confort, en traitant des enfants alors que je traite habituellement des adultes. Nous partions de zéro dans ce domaine. Grâce au soutien de mes collègues des centres spécialisés, j’ai pu concevoir les nouvelles procédures, techniques et formations nécessaires au déploiement de ce nouveau service. C’était tout un défi. »

Quel est votre souhait pour la profession?

« Que chaque personne inhalothérapeute, quel que soit son secteur d’activité ou la région, soit reconnue à sa juste valeur pour son expertise et sa polyvalence, et considérée comme membre à part entière de l’équipe soignante. »

Mohamed Masmoud, inhalothérapeute
Soins cardiorespiratoires généraux, soins à domicile et Centre d’hébergement Paul-Émile-Léger

« Je suis inhalothérapeute au Centre d’hébergement Paul-Émile Léger depuis 15 ans, après avoir cumulé plus de 10 ans d’expérience en anesthésie et réanimation à l’étranger dans différentes disciplines. J’ai eu la chance d’évoluer et de partager mon expérience au sein d’une équipe multidisciplinaire au sein de notre CIUSSS, et pour le Programme national d’assistance ventilatoire à domicile, en faveur des personnes de différents âges, souvent vulnérables, avec des conditions respiratoires complexes. »

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre travail?

« Mon travail au CHSLD ne se limite pas uniquement à donner des soins cardiorespiratoires de routine, il consiste aussi à prendre soin de vies fragiles avec humanité. Face à ces personnes aux respirations hésitantes et aux regards qui cherchent l’air et le réconfort, je me sens le devoir de prendre quelques secondes de plus pour les rassurer, les calmer et leur expliquer les gestes que je vais poser pour les aider. J’ai compris avec le temps que chaque geste compte, que chaque respiration compte et que derrière chaque masque et chaque traitement, se trouve une personne qui a peur et qui veut encore sentir qu’elle est là et qu’elle compte. Voilà ce qui me motive le plus dans mon travail. »

Qu’est-ce qui vous rend le plus fier?

« Outre le volet technique de mon travail et les gestes médicaux que je pose en tant qu’inhalothérapeute en CHSLD, ce dont je suis le plus fier, c’est de sentir que, parfois, le temps s’arrête, qu’une main serre la mienne, qu’un merci est murmuré, qu’une respiration s’est stabilisée. Alors, je réalise que j’offre bien plus qu’un geste clinique. J’offre une présence rassurante, un souffle d’espoir à la personne qui vit de l’insécurité et de l’inquiétude. J’aide un résident ou une résidente à respirer et à vivre encore. Ce sentiment n’a pas de prix. »

Quel est votre souhait pour la profession?

« Pour toutes ces raisons, je souhaite que notre profession soit valorisée et que l’on reconnaisse son rôle essentiel dans la pratique médicale. Souvent méconnu du public, notre métier mérite une meilleure visibilité. Pour l’avenir, je souhaite aussi que nos soins deviennent accessibles à tous et toutes, car les besoins sont immenses. »

Un commentaire

  1. Quel bel article parlant de notre profession! Moi-même inhalothérapeute depuis 30 ans, j’ai fait le choix de venir travailler au bloc opératoire de l’hôpital de Verdun il y a 3 années. Je trouve que la gestion des postes et la qualité des équipes est excellente. Je ne regrette pas du tout mon choix d’avoir quitté le CIUSSS de L’Estrie qui ne m’offrait pas de postes intéressants et adapté selon mes besoins. Je souhaite aussi que notre profession soit de plus en plus connue du grand public, nous sommes indispensables à toute équipe médicale!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Bonne Fierté à toutes et tous!
Des Jeux au Gala : l’histoire d’une initiative récompensée
Un nouveau Code d’éthique et de déontologie pour tout le réseau 
Une limonade avec Nicolas Sheppard-Jones
Saurez-vous découvrir le lieu du Gala 2026?
Une Boîte à mercis pleine de douceur
Excellence clinique : trois nouvelles occasions de faire rayonner vos réalisations
Un atelier de simulation pour bâtir une URDM satellite temporaire à l’image des besoins du terrain
La noyade est évitable
Une limonade avec la présidente du comité de résidents du centre d’hébergement Réal-Morel