Écouter leurs voix

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Direction des Services multidisciplinaires

Cette année encore, la journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie était une occasion pour les personnes issues des communautés LGBTQ+ de faire entendre leur voix. La semaine dernière, le CCSMTL organisait un panel de discussions avec des personnes d’orientations et de genres variés pour livrer un important message aux membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux.

Lumière sur leur parcours

Victor Roberge (il, lui, accords masculins), PAB à l’hôpital chinois.

«À mes débuts comme PAB, j’ai vécu beaucoup d’homophobie de la part de personnes usagères et de collègues. J’ai eu la chance d’avoir une gestionnaire qui a été une véritable alliée et qui a amené l’équipe à s’éduquer sur la question de la diversité sexuelle et de genre. Aujourd’hui, je me sens épanoui dans mon milieu de travail.»

«La notion de non-binarité est nouvelle pour beaucoup. Le fait de ne pas être pris au sérieux quant à aux besoins spécifiques à mon identité de genre m’ont longtemps fait éviter les milieux médicaux. Un simple “je te crois” peut faire toute la différence.»

Milan Roussy (Milan Roussy, iel, accords masculins, personne trans non binaire), Secrétaire C.A. Aide aux personnes trans du Québec (ATQ).
Serge Deschamps (iel, il, accords masculins, personne non binaire et homosexuelle), Proche-ressource pour le CCSMTL

«J’ai vécu beaucoup de situations de rejet dans ma vie, en lien avec mon homosexualité. Quand une personne va chercher des soins, elle est déjà vulnérable, peu importe son orientation ou son identité de genre. Aller chercher des soins quand on est issu d’une communauté 2ELGBTQ+, c’est en plus avoir peur du rejet. Une personne alliée nous amène à nous sentir en confiance»

«Ma carte de la RAMQ porte la mention de sexe X, mais mon dossier médical conserve toujours la mention M. Je suis donc considérée comme un homme dans le réseau. La personne alliée sera donc à l’écoute de mes besoins en respectant mon identité de genre. Elle me demandera comment je veux être genrée et interpellée. Je vais me sentir plus à l’aise pour la suite.»

Abigaël Bouchard (iel, elle, accords féminins, non binaire transféminine et lesboqueer), Usagère-ressource du CCSMTL et membre du Comité ÉDI
Maxime Albert (iel/il, accords masculins, trans non binaire), Inhalothérapeute en néonatalogie/pédiatrie

«N’ayez pas peur de poser des questions. On est ouvert à vous répondre, si c’est fait de manière respectueuse. Personne n’est offusqué de se faire demander ses pronoms, au contraire, ça démontre de l’ouverture. On est des humains avant tout.»

Un immense merci à vous pour votre transparence et votre disponibilité. On se revoit l’an prochain!

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