Direction des Services généraux et partenariats urbains
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Le 15 avril dernier, Montréal s’est joint à 15 autres régions du Québec pour prendre part au Dénombrement des personnes en situation d’itinérance.
Cet exercice provincial vise à cerner l’ampleur du phénomène de l’itinérance et à mieux le comprendre afin d’y répondre de manière plus adaptée.
Il est 19 h 30, la nuit est tombée sur Montréal. Dans les rues de la métropole, les touristes se mêlent aux Montréalais et Montréalaises de sortie en cette douce soirée, et goûtent à l’effervescente urbaine quotidienne.
Ce soir-là, plusieurs centaines de personnes arpentent aussi les trottoirs, ruelles et stations de métro pour partir à la rencontre de celles et ceux que l’on voit, mais que l’on ne regarde pas. Équipé.e.s de questionnaires et d’une carte illustrant un parcours à suivre, ces bénévoles participent au dénombrement des personnes en situation d’itinérance dans la région de Montréal.
Retour sur une mobilisation hors norme.
Ensemble dans les rues
Concrètement, ce sont plus de 1000 bénévoles qui ont compté et interrogé les personnes hébergées dans des refuges, en logements transitoires, vivant dans les lieux extérieurs, etc. Parmi ces citoyens et citoyennes engagé.e.s, on retrouvait une centaine de membres du CCSMTL sur le terrain.
Joey Roy, directeur Évaluation, qualité, performance et éthique y était:
«Participer à cette activité a été une expérience profondément humaine. À travers des échanges empreints de respect et de bienveillance, j’ai pu mesurer toute l’importance de cette démarche pour mieux comprendre les réalités vécues par les personnes en situation d’itinérance, évaluer leurs besoins et, ultimement, adapter les services qui leur sont destinés. Je suis reconnaissant d’avoir pu y contribuer.»
Une parenthèse dans le tumulte
Une autre équipe de bénévoles du CCSMTL est allée à la rencontre de personnes en situation d’itinérance qui fréquentent la halte chaleur Lucien Saunier.
Dans la longue file de personnes qui attendent l’ouverture des portes, les visages de tous horizons portent les traces d’expériences de vie éprouvantes. En quête d’un repas chaud et d’une nuit au calme, plusieurs profitent aussi de cette rare occasion de partager un morceau de leur histoire avec les enquêtrices.
Tous et toutes répondent avec détails aux questions dans un objectif qui semble unanime : contribuer à trouver des solutions pour les personnes en quête de logement.
Desneiges Paquin, bénévole, nous explique:
«Ce qui m’a marquée, c’est la résilience des gens et leur façon de partager leur histoire. Au fil de questionnaires rigides, les gens se présentaient à nous avec toute leur vulnérabilité, sans filtre. Ils nous confiaient des informations très personnelles, souvent bouleversantes pour quelqu’un qui ne côtoie pas directement cette réalité. C’était une soirée émouvante, mais pleine d’humanité.»
Sa collègue Caroline Denis, renchérit sur son expérience de bénévolat:
«Sortir de nos bureaux pour rencontrer les gens directement sur le terrain donne du sens à notre travail tout en nous permettant de fraterniser avec nos collègues dans un autre contexte. Cette soirée nous rappelle le privilège que nous avons de dormir au chaud, et nous motive à continuer à offrir des soins de santé de qualité et humains.»
«Aller à la rencontre de l’Autre c’est une occasion de mettre des visages sur des statistiques. C’est aussi une façon de s’impliquer concrètement et de contribuer à bâtir des solutions plus adaptées.» complète Laurence Bragagnolo.
































Merci aux bénévoles qui ont été au rendez-vous et à nos nombreux partenaires qui ont rendu possible cet exercice : les centres de déploiement répartis sur l’île de Montréal, les organismes communautaires, la Ville de Montréal et ses arrondissements, le SPVM, la STM et les établissements du réseau de la santé et des services sociaux.
Un commentaire
Bravo pour cette démarche
et ainsi connaître la vrai couleur de l’itinérance et mieux identifier le besoin réel de cette clientèle qui change aussi avec les années.