Direction des services multidisciplinaires – Volet pratiques professionnelles
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Au CCSMTL, nous avons toutes et tous le devoir de lutter contre les préjugés raciaux et l’intolérance. Que ce soit pour nos usagers et usagères ou nos collègues, notre organisation s’efforce de cultiver un environnement inclusif et accueillant pour tous les membres de notre grande communauté.
Yi Shen est adjoint cadre au sein de la direction des programmes Santé mentale et dépendances depuis octobre 2023.
Né en Chine et arrivé au Canada, dans Hochelaga-Maisonneuve, avec ses parents à l’âge de 5 ans, Yi explique qu’à cette époque, il faisait probablement partie de l’une des seules familles racisées du quartier.
Ses parents l’ont toujours encouragé à poursuivre son parcours scolaire vers l’université sans toutefois recevoir aucune pression que ce soit de faire un métier en particulier. Bien qu’il mentionne ne pas avoir eu de modèle asiatique étant jeune dans le domaine de la santé et des services sociaux, il a eu le désir de débuter un baccalauréat en psychologie et poursuivre vers le doctorat afin d’être psychologue.
Travaillant près de 6 ans comme psychologue en pratique privée et publique, il enseigne en psychologie à l’Université de Montréal et terminée également son MBA, avant d’accéder à des postes de gestionnaire dans différents CIUSSS.
Preuve vivante que l’éducation est l’une des clés d’une intégration réussie, Yi considère que le racisme est tout sauf inné.
Il explique « Quand je vois mes enfants à la garderie, et leurs ami.e.s, je vois qu’il n’y a aucune différence à leurs yeux. Les jeunes enfants ne connaissent pas le racisme. »
Alors qu’il était le seul homme issu d’une communauté culturelle de sa cohorte, Yi s’est toujours senti accepté, et intégré. Dans son rôle d’enseignant, il constate que le nombre d’hommes et de personnes issues de la diversité est en augmentation constante.
Par ailleurs la présence de modèles de différentes communautés culturelles contribue à permettre aux jeunes générations d’entrevoir plus de possibilités pour leur futur. Pour Yi, le fait d’être reconnu, d’être vu peut ainsi créer un sentiment d’appartenance et alors donner envie aux autres d’accéder à des postes ou travailler dans des milieux qui semblaient moins accessibles aux générations précédentes.
Il ajoute « Les jeunes d’origine asiatique restent souvent me poser des questions après les cours, ou essaient de créer un lien avec moi. On voit aussi beaucoup de médecins d’origine asiatique, et cela peut aider les jeunes d’origine asiatique aussi à entreprendre des études dans ce domaine. »
Bien sûr, il est conscient que cette réalité d’inclusivité est encore loin d’être la norme et qu’il reste encore du chemin à parcourir. Yi Shen cite l’exemple d’une patiente racisée anglophone, qui a eu de la difficulté à recevoir des soins dans différents établissements de la région, ou encore la représentation encore limitée de personnes issues de la diversité à des postes de cadres supérieurs.
Cependant, les différentes communautés issues de la diversité peuvent désormais compter sur des modèles de confiance.
« On a beaucoup de chance d’avoir une directrice issue de la diversité comme modèle, à la direction des programmes Santé mentale et dépendance. Vicky Kaseka est une femme cultivée et compétente. Elle est capable de rallier les gens et d’outrepasser les enjeux raciaux. »
Et surtout, Yi Shen est fier d’œuvrer au sein d’une organisation dans laquelle tout est mis en œuvre pour sensibiliser le personnel et les usagers et usagères à l’équité, la diversité et l’inclusion.
Parce qu’elles ne sont en aucun cas tolérées dans nos installations, nous avons toutes et tous le devoir de détecter les situations éventuelles de discrimination et de racisme, pour garantir à nos collègues, nos usagers et usagères et leurs proches un environnement de travail et de soin accueillant. Dans une communauté qui nous ressemble.
Un commentaire
Merci Yi pour ce beau partage !