La rédaction
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Papillons dans le ventre, cœur qui s’emballe, mains moites, étoiles dans les yeux… L’amour, sous toutes ses formes, apparaît souvent comme une réaction incontrôlée — et incontrôlable — qui jaillit de notre cœur et entraîne des comportements automatiques. C’est presque magique!
Pourtant, n’en déplaise aux romantiques, l’amour n’est pas une question de magie mais d’activité cérébrale pure et dure.
Dès le premier contact visuel, le cortex visuel évalue la symétrie du visage de la personne en face de vous, et détermine votre perception de la beauté du futur objet de votre désir.
Le cortex visuel, alors satisfait, donne le feu vert au cortex orbifrontal, qui transmet l’information à l’insula. L’insula, associée à la plupart des émotions de base, nous permet alors d’avoir une perception consciente de nos réactions chimiques et là… notre cœur se met à battre la chamade. Entre autres.
Le processus est lancé, l’amour a frappé!
Un pur produit chimique
La dopamine, communément appelée « hormone du bonheur », diffuse alors un sentiment de bien-être terriblement agréable dans tout notre organisme.
Le circuit de la récompense s’active et procure du plaisir. Le même circuit que dans les addictions, notamment celle à la cocaïne. Oups…
Près de l’objet de nos sentiments, on se sent bien. En s’éloignant, il nous manque énormément. Voilà, c’est fait, l’amour est installé.
C’est alors qu’intervient sans prévenir « l’hormone de l’attachement » : la redoutée ocytocine.
Sans compter la noradrénaline, la vasopressine, et même l’adrénaline et les endorphines qui s’activent dans les différentes zones du cerveau et créent en nous des tourbillons d’émotions, d’attachement, et toutes sortes de réactions.
Un cocktail détonnant, qui semble — comme ceux que l’on sirote en bonne compagnie — altérer chimiquement notre jugement.
Alors, pas de magie?
Pas si sûr! Que les âmes fleurs bleues se rassurent, même si notre cerveau et ses mécanismes guident la grande majorité de nos choix et de nos émotions, nous les humains restons une espèce complexe.
Selon Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche honoraire à l’Institut Pasteur de Paris, « impossible de réduire l’amour humain à un réflexe hormonal : contrairement aux animaux, nous disposons d’un cortex cérébral qui nous donne des capacités de conscience, d’imagination, de langage et de liberté de choix et de comportement. »
En d’autres termes, rien n’est figé dans un cerveau humain. Nos expériences, notre vécu et nos apprentissages nous permettent de guider nos décisions et de contrôler les effets de nos émotions.
Tomber en amour, c’est pas mal chimique. Mais choisir de partager sa vie avec un.e partenaire de confiance, de vivre sa vie de rêve sans attache ou encore de poursuivre sa quête vers ses passions, c’est de l’amour. C’est humain. Et on peut en faire une expérience un peu magique.