Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique
Assunta Gallo, directrice de la protection de la jeunesse, directrice provinciale
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Que ce soit au travail, en ligne, dans l’espace public ou en contexte conjugal, la violence subie par les femmes prend plusieurs formes et a des conséquences importantes tant sur les victimes que sur leur entourage, tout particulièrement les enfants. Dans le cadre de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, le 6 décembre dernier, la Direction régionale de santé publique et la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal ont choisi d’unir leurs forces pour dénoncer cette violence et s’engager collectivement à endiguer ce fléau.
Consultez cette lettre ouverte cosignée par Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique et Assunta Gallo, directrice de la protection de la jeunesse et directrice provinciale.
« Encore aujourd’hui, un nombre alarmant de filles et de femmes québécoises de tous âges subissent de la violence. En cette Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, la Direction régionale de santé publique et la Direction de la protection de la jeunesse de Montréal unissent leurs forces pour dénoncer cette violence et s’engager collectivement à endiguer ce fléau.
Force est de reconnaître que les femmes et les filles sont exposées à la violence tout au long de la vie, tant dans les espaces publics que dans l’intimité familiale ou encore à l’école, au travail ou en ligne. Outre l’impact direct sur les femmes, l’exposition à cette violence a aussi des conséquences sur leur entourage, leur communauté et au premier rang les enfants qui en sont témoins. Ces situations ont été exacerbées durant la pandémie marquée par l’isolement des personnes et des communautés les plus vulnérables à la violence. De plus, cette violence, souvent vécue dans l’intimité, est largement sous-rapportée, ce qui la rend doublement invisible.
Les acteurs de la santé publique et de la protection de la jeunesse travaillent au quotidien en promotion de relations exemptes de violence, en prévention de la maltraitance, en détection des situations à risque, en réponse aux situations de violence et en soutien aux victimes et leur entourage.
Dans toutes les sphères de la vie, comme membre de la communauté, parent, proche, gestionnaire, personnel enseignant, éducateur ou intervenant communautaire ou comme gouvernement, agissons face à cette situation urgente et engageons-nous pour la sécurité, le bien-être et l’épanouissement des filles et des femmes. »