Contre la maladie Lyme, il faut se protéger, même à Montréal!

Temps de lecture : 2 minutes

Direction régionale de santé publique de Montréal

La Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal a publié son rapport de surveillance  de la maladie de Lyme et force est de constater qu’elle fait désormais partie de la réalité montréalaise.

En 2025, 161 cas ont été recensés à Montréal, dont 61 auraient été contractés sur l’île même. Il y a 10 ans, en 2015, il n’y avait aucun cas de maladie de Lyme contractés à Montréal. Depuis 2024, l’ensemble du territoire est officiellement considéré comme une zone à risque.

Cette évolution s’explique notamment par les changements climatiques, qui favorisent l’expansion des tiques vers le nord et leur installation dans de nouveaux milieux, y compris en milieu urbain, dans les parcs et les jardins.

Profiter du plein air en se protégeant

Bonne nouvelle, il est tout à fait possible de continuer à profiter des activités extérieures. La tique ne saute pas, ne vole pas et ne tombe pas des arbres.

La clé réside dans l’adoption de gestes simples et efficaces :

  • Porter des vêtements longs lors des activités en nature
  • Utiliser un insectifuge
  • Rester dans les sentiers
  • Vérifier soigneusement sa peau après une sortie (y compris le cuir chevelu)

Ces réflexes doivent désormais faire partie de nos habitudes, au même titre que la protection solaire.

En cas de piqûre : agir rapidement

Une piqûre de tique ne signifie pas automatiquement une infection, mais la rapidité d’intervention est essentielle :

  • Retirer la tique dès que possible
  • Consulter rapidement (INFO-Santé 811, pharmacie, professionnel ou professionnelle de santé)
  • Dans certains cas, un antibiotique préventif peut être offert

Les pharmaciens et pharmaciennes peuvent également évaluer la situation et prescrire un traitement préventif, au besoin.

Reconnaître les signes de la maladie

Dans les semaines suivant une piqûre, le principal signe à surveiller est une rougeur qui s’étend, souvent accompagnée de symptômes grippaux.

Sans traitement, la maladie peut évoluer et entraîner des complications neurologiques,
cardiaques ou articulaires.

De son côté, le traitement est efficace à tous les stades, particulièrement lorsqu’il est administré rapidement.

Une vigilance collective en hausse

Chaque année, la DRSP lance un appel à la vigilance aux cliniciens et cliniciennes, dans l’objectif de mieux reconnaître, prévenir et traiter la maladie de Lyme.

Le médecin responsable du dossier, le Dr Nicolas Sheppard-Jones, a d’ailleurs accordé plusieurs entrevues dans les médias afin d’informer la population sur les précautions à adopter.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Quand avaler devient un défi
Bouger plus et bouger mieux
Contre la maladie Lyme, il faut se protéger, même à Montréal!
Transformer l’expérience de soins en équipe
Pour vivre dans un monde plus inclusif
Écouter, adapter et innover : le quotidien des techniciens et des techniciennes en diététique
Troubles alimentaires : mieux comprendre, mieux soutenir
Les délais de traitement du GAP du CCSMTL au premier rang au Québec
L’art comme moteur de connexion entre les générations
Créer des ponts pour une communication plus humaine