Direction du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées – Soutien à domicile, ressources intermédiaires, services ambulatoires et accès au continuum
Direction des programmes de déficience intellectuelle, trouble du spectre de l’autisme et déficience physique
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La Semaine nationale de la kinésiologie est l’occasion de mettre en lumière cette profession encore trop peu connue, mais pourtant essentielle à la santé et au mieux-être de la population. Les kinésiologues jouent un rôle clé dans l’accompagnement de nos usagers et usagères, en les aidant à bouger davantage, mais surtout, à bouger mieux.
La kinésiologie, c’est la science du mouvement. Elle s’appuie sur des connaissances en physiologie, en biomécanique et en santé globale pour prévenir les blessures, améliorer la condition physique et soutenir la réadaptation. Concrètement, les kinésiologues interviennent auprès d’une clientèle diversifiée telle que les personnes atteintes de maladies chroniques, les usagers et usagères en réadaptation, ou encore les personnes âgées souhaitant maintenir leur autonomie.
« Au fil des années, la kinésiologie a connu une évolution importante, tant dans sa pratique que dans sa reconnaissance au sein du réseau de la santé et des services sociaux. Longtemps associée principalement à l’entraînement physique et à la promotion des saines habitudes de vie, la profession occupe aujourd’hui une place grandissante en prévention, en réadaptation et en accompagnement clinique.
Les kinésiologues interviennent désormais auprès d’une clientèle variée. Ils répondent à des besoins complexes, notamment en neurologie, en cardiopulmonaire, en santé mentale, en douleur chronique ou en déficience physique. Leur expertise en activité physique adaptée leur permet de proposer des interventions sécuritaires et personnalisées.
L’annonce du gouvernement du Québec confirme le début des travaux visant l’intégration des kinésiologues au système professionnel par la création d’un ordre professionnel. Cette étape marque un jalon important pour la protection du public et pour la reconnaissance formelle de l’expertise des kinésiologues au Québec. », souligne Gabrielle Cousineau-Daoust, cheffe des Programme AVC (CPA/SARCA/RAIS) et Programme de réadaptation au travail.
Au sein de notre établissement, le travail de nos 35 kinésiologues prend plusieurs formes. Ils conçoivent et encadrent des programmes d’activité physique adaptés, évaluent les capacités fonctionnelles, soutiennent la reprise d’activités après une blessure ou une maladie, et encouragent l’adoption de saines habitudes de vie. Leur approche est centrée sur la personne, tenant compte de ses objectifs, de ses capacités et de sa réalité.
Au-delà des bénéfices physiques, l’activité encadrée par un kinésiologue a aussi des retombées importantes sur la santé mentale. Bouger régulièrement contribue à réduire le stress, à améliorer l’humeur et à favoriser un meilleur équilibre de vie. Dans un contexte où les enjeux de santé globale sont de plus en plus présents, leur expertise est plus pertinente que jamais.
Cette semaine est aussi l’occasion de reconnaître leur contribution au sein de nos équipes interdisciplinaires. Leur travail, souvent discret, a un impact bien réel sur la qualité de vie des usagers que nous accompagnons chaque jour.
Faites la connaissance de quatre kinésiologues qui s’engagent auprès de nos usagers et usagères

Danik Decarie, kinésiologue, Centre de jour Alfred-DesRochers et IUGM
« J’ai choisi d’être kinésiologue parce que j’ai toujours été une personne active qui aime l’activité physique. Je pratique de nombreux sports tout au long de l’année. En hiver, j’adore faire du ski alpin et du patinage, tandis qu’en été, je profite du pickleball, du tennis, de l’escalade de bloc, du Bixi et de plusieurs autres activités. Je pratique tous ces sports avant tout pour le plaisir de bouger. Le baccalauréat en kinésiologie à l’université m’a été offert un peu par hasard, mais ce qui m’a immédiatement intéressée, c’était d’étudier ce que fait notre corps pendant l’activité physique. Pourquoi réagit-il de cette façon lorsqu’on fournit un effort? J’ai adoré mes études, car elles m’ont permis de mieux comprendre les effets bénéfiques de l’activité physique à chaque étape de la vie. »

Herve Mba, kinésiologue, Centres de jour de Verdun et de St-Henri
« Dans ma culture, une personne âgée est considérée comme une bibliothèque vivante dont on doit prendre soin avec délicatesse. En choisissant de travailler auprès de ces personnes, je souhaite contribuer, à mon échelle, au maintien de leur autonomie, de leur mobilité et de leur qualité de vie globale. Travailler avec elles représente un défi quotidien qui exige beaucoup d’adaptabilité. Ainsi, l’intégration de l’activité physique dans leur quotidien leur permet de vieillir en meilleure santé et de demeurer le plus longtemps possible à domicile. »

Billy-Ann Houle, kinésiologue, programme des maladies évolutives, Centre de réadaptation Lucie-Bruneau
« Ce qui me rend particulièrement fière dans mon travail, c’est de pouvoir accompagner les personnes dans le maintien de leur autonomie, de leur participation sociale et de leur confiance en leurs capacités, malgré les défis importants liés à la maladie. Plus concrètement, mon rôle me permet d’avoir un impact direct et significatif sur le quotidien des gens. Récemment, j’ai accompagné un père qui éprouvait des difficultés à jouer avec ses enfants en raison de ses limitations physiques. En adaptant les jeux à ses capacités, tout en respectant ses besoins et ses limites, il a pu non seulement retrouver cette capacité, mais aussi le plaisir et le sentiment de compétence associés à ces moments partagés. Être témoin de l’effet positif de ces adaptations sur sa dynamique familiale, sa qualité de vie et son estime personnelle est extrêmement gratifiant. Ce sont ces changements concrets, ancrés dans la vie de tous les jours, qui donnent tout leur sens à mon travail et qui nourrissent ma motivation à exercer la kinésiologie auprès de cette clientèle. »

Frédérique Paré, kinésiologue, programme de réadaptation pour les lésions médullaires, Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal
« Ce que j’apprécie le plus dans ma pratique, c’est le mélange entre l’aspect clinique des suivis individuels et les activités de programmation, qui offrent notamment l’exploration de sports adaptés. J’aime particulièrement pouvoir créer des opportunités pour que les usagers découvrent de nouvelles activités et développent leurs capacités. Par-dessus tout, il est très satisfaisant de les aider à retrouver ou à découvrir le plaisir dans le mouvement, ce qui a un impact positif tant sur leur santé physique que sur leur bien-être général. »