Accessibilité universelle : l’affaire de toutes et tous

Camille St-Laurent
Temps de lecture : 2 minutes

Direction des services multidisciplinaires de santé et services sociaux, et de la fluidité

Plus qu’un principe, l’accessibilité universelle est une responsabilité collective qui touche directement la qualité des soins, des services et de l’accueil offerts à la population.

À l’occasion de la Semaine nationale de l’accessibilité, le Rendez-vous a rencontré Camille St Laurent, conseillère en équité, diversité et inclusion (ÉDI) au CCSMTL.

Un engagement profondément humain

Au CCSMTL, Camille St Laurent, joue un rôle central dans l’élaboration et la mise en place des politiques ÉDI, la coordination du comité dédié et l’accompagnement des personnes cherchant information et soutien.

« L’altruisme, aider les gens, prendre soin. S’assurer que l’EDI soit propagée et adoptée, ça contribue à la prise en charge des usagers et usagères et des membres du personnel. », explique-t-elle.

Avant de perdre la vision, elle souhaitait travailler dans un domaine de relation d’aide. Aujourd’hui, elle continue d’aider, portée par des valeurs qui lui tiennent à cœur : s’assurer que tout le monde ait sa place et reçoive un accueil bienveillant.

Une priorité pour nos usagers et usagères

Pourquoi l’accessibilité universelle est-elle si importante pour le CCSMTL? Tout simplement parce qu’une très forte majorité de nos usagers et usagères connaissent des problèmes de santé physique ou mentale, souvent en lien avec des incapacités. « C’est donc primordial que l’accessibilité universelle soit en place », souligne Camille.

L’accessibilité universelle vise à permettre que l’environnement, au sens large, soit accessible pour que toutes et tous puissent s’intégrer à la société, avoir une opportunité de travail et d’accès aux services — de la neurodivergence aux personnes étrangères à la langue. La vocation même du CCSMTL, en tant qu’établissement de soins, rend cette mission incontournable.

Dans quelques années, l’organisation idéale sera celle où l’accessibilité universelle sera un réflexe intégré en amont : communications adaptées (langue des signes, audiovisuel, braille), bâtiments pensés avec des signaux lumineux pour les incendies, salles de repos, et flexibilité du travail pour les troubles de santé mentale.

« C’est utile pour tout le monde, car on aura toutes et tous dans notre vie besoin d’aide et d’accessibilité », rappelle-t-elle.

Des gestes simples à la portée de tous et toutes

Au-delà des grandes orientations, l’accessibilité se construit aussi dans les gestes du quotidien. Camille invite les membres du personnel à ne pas avoir peur de mal faire, mais plutôt à oser poser des questions et à s’ajuster selon les besoins. Le réflexe le plus simple reste de demander à la personne si elle a besoin d’aide et de quelle façon. Accompagner une personne non voyante, adapter sa façon de communiquer ou prendre le temps de mieux expliquer sont autant de gestes concrets qui peuvent faire une réelle différence. En misant sur l’écoute, l’ouverture et la sensibilisation, chacun peut contribuer à faire de l’accessibilité universelle une réalité plus tangible au sein de l’organisation.

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