Médicaments amaigrissants, est-ce vraiment pour vous?

Temps de lecture : 3 minutes

En parallèle aux campagnes prônant l’acceptation de la différence, d’autres campagnes prennent de plus en plus place sur nos écrans : celles sur les médicaments et les thérapies amaigrissantes du GLP-1.

Constatant la popularité croissante de ces traitements et l’abondance de publicités sur le sujet, deux nutritionnistes de l’Hôpital Notre-Dame proposent des midis-causeries dans le cadre du Mois de la nutrition. Leur objectif : répondre aux questions des usagers, des usagères et du personnel du CCSMTL, et les sensibiliser aux enjeux nutritionnels liés à ces traitements.

« On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup d’informations qui n’étaient pas publicisées. », explique Elly Urbassik, nutritionniste et co-organisatrice des midis-causeries.

« J’ai reçu des patients à la clinique qui utilisaient ce type de thérapie amaigrissante, mais qui n’avaient pas une alimentation adaptée. Certains d’entre eux montraient même des signes de dénutrition. », s’est exprimée Laurence Cloutier-Delcourt, nutritionniste et co-organisatrice des midis-causeries.

À la suite du premier midi‑causerie, tenu le 4 mars dernier, consacré aux enjeux nutritionnels liés aux médicaments et aux thérapies amaigrissantes, Elly et Laurence ont choisi de partager leurs réponses aux questions les plus fréquentes sur ces désormais célèbres médicaments.

Les thérapies et médicaments amaigrissants présentent-ils des risques?

Au début du traitement, plusieurs effets secondaires peuvent apparaître : nausées, diarrhée, vomissements ou constipation. On observe aussi une perte de poids souvent très rapide, qui entraîne une diminution de la masse musculaire et fragilise les os.

Comme ce médicament réduit l’appétit, les portions consommées diminuent de façon importante. Cela peut entrainer à une consommation insuffisante en vitamines et minéraux. Lorsque le corps manque des nutriments essentiels comme la vitamine B12, le calcium ou le fer, d’autres problèmes peuvent surgir, notamment la fatigue ou la perte de cheveux.


Est-ce que ces médicaments et ces thérapies peuvent être risqués pour certaines personnes?

Ce type de traitement peut effectivement présenter davantage de risques pour certaines personnes ayant des problèmes de santé, notamment les troubles rénaux ou l’ostéoporose.

Il serait également plus risqué pour les personnes sédentaires qui font très peu d’activités physiques et pour les personnes âgées. Les risques de déshydratation plus élevés et l’aggravation de la fragilité des os pourraient avoir des conséquences graves pour leur état de santé.


Si j’ai de la difficulté à avoir de bonnes habitudes de vie, est-ce que c’est un traitement pour moi?

Malheureusement, non.

La prise de ces médicaments ou thérapies doit être étroitement suivie par des professionnels de la santé. Les risques de dénutrition sont très élevés chez les personnes qui ne font pas d’activité physique et qui n’ont pas une alimentation équilibrée.

Comme ce traitement peut entraîner une perte de masse musculaire et une fragilisation des os, il faut déjà avoir une bonne base : des muscles assez forts et des os en santé. L’activité physique et une alimentation saine permettent à la fois de préserver la masse musculaire, de maintenir la santé des os et de fournir au corps les nutriments, protéines, vitamines et minéraux, dont il a besoin. Sans ces bases, la thérapie devient risquée pour la personne.

En terminant, voici le conseil, d’Elly et de Laurence :

« Avant d’envisager une thérapie amaigrissante, assurezvous de bénéficier de l’accompagnement d’un professionnel ou une professionnelle de la santé pour vous aider à :

opter pour une alimentation équilibrée afin de prévenir les carences en vitamines, minéraux et nutriments

adopter un mode de vie actif

et surtout, valider si cette thérapie est faite pour vous en fonction de votre état de santé

Rester en santé, c’est ce qui compte le plus! »

Vous aimeriez échanger avec un ou une professionnelle de la santé sur le sujet?

Saisissez l’occasion! Laurence et Elly seront de retour avec leur kiosque midi-causerie, à la cafétéria de l’Hôpital Notre-Dame, le vendredi 27 mars, de 12 h à 13 h.

Vous aimeriez être accompagné dans ce processus ou tout simplement obtenir les conseils d’un ou d’une nutritionniste?

Consultez la page de l’Ordre des diététistes et nutritionnistes du Québec.

3 commentaires

  1. Belle initiative !
    Question : Dans quelle situation doit-on maigrir à l’aide de médicaments et d’un suivi nutritionel ?

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Passons l’été ensemble!
Une limonade avec Linda Mercier
Extranet harmonisé, accès à l’information simplifié
Remettre les enfants au cœur de nos priorités
Journée nationale des peuples autochtones
Que savez-vous de l’hygiène et de la salubrité?
Hommage mérité pour Micheline Ulrich
Une organisation plus humaine, une responsabilité collective
Dans le réseau de la santé, des humains en santé
Un bon climat de travail, indispensable en milieux de soins critiques