Responsables de site : un rôle discret, mais essentiel

Temps de lecture : 5 minutes

Direction des services généraux et des partenariats urbains

Dans les installations du CCSMTL, le rôle de responsable de site dépasse largement la simple supervision des lieux. Chefs et cheffes d’orchestre de leurs équipes, les responsables de site veillent à garantir un environnement sain, sécuritaire et fonctionnel dans nos installations, de la propreté des lieux communs à la fluidité des communications.

Pour découvrir ce rôle discret, mais absolument essentiel, qui mérite d’être reconnu et valorisé, nous avons rencontré Melissa Tam et Nathalie Charpenel, deux responsables de site, et Évariste Hubert Mboukeng et Martin Aloulou, chefs de service de la Direction des services techniques, avec lesquels elles collaborent au quotidien.

Une mission claire et indispensable

Contrairement à une idée reçue, les responsables de site ne relaient pas seulement les notes de direction ou les communications internes. 

En véritable pivots des installations, ces gestionnaires contribuent à la prise de décision et à la résolution des enjeux communs en CLSC, soutiennent la cohabitation harmonieuse des directions qui se partagent les espaces du même site, et agissent comme des points de convergence.

Les responsables de site améliorent la collaboration entre les services et assurent une bonne gestion de l’installation. Cette mission inclut la gestion des affichages et le recensement de différents dysfonctionnements en lien avec les espaces communs, lors des tournées environnementales réalisées régulièrement, selon les besoins.

Ce travail ne pourrait se faire sans l’implication soutenue des gestionnaires de la DST, dont l’expertise en hygiène et salubrité, en installations matérielles et en gestion des environnements bâtis est indispensable à la prise de décisions éclairées et à la mise en œuvre rapide de solutions. La contribution de ces équipes permet de transformer les constats en actions concrètes, au bénéfice direct des usagers et usagères, du personnel, des médecins, des personnes en formation et des bénévoles.

Un projet structurant et attendu
Nathalie Charpenel

« Le projet a commencé il y a un peu plus d’un an. Avant cela, les responsabilités des responsables de site n’étaient pas encadrées. C’était souvent à celui ou celle qui demandait à l’être. On faisait comme on le sentait. Nous avions tous et toutes les mêmes préoccupations, mais personne ne savait comment prendre en charge les problèmes », explique Nathalie Charpenel, cheffe de service des services courants et accueils dans le secteur sud-ouest Verdun et responsable de site du point de service de L’Île-des-Sœurs.

En réponse au besoin d’encadrer le rôle et les responsabilités des responsables de site, la Direction des services généraux et des partenariats urbains (DSGPU) s’est engagée dans le projet. Ses équipes ont rapidement recensé les personnes concernées sur chaque site, mis en place un processus de gestion de proximité et proposé une structure adaptée aux CLSC. Ceci permet de faciliter la gestion des interventions sur les sites, grâce à une formule qui repose sur la collaboration et l’expertise terrain des responsables de sites et des équipes de la Direction des services techniques (DST).

La collaboration au cœur du mandat

Dès le début du mandat, les responsables de site doivent constituer leur « triade », équipe locale de soutien composée des chefs et cheffes de l’hygiène et salubrité et des installations matérielles de la DST et des  gestionnaires de proximité qui occupent des espaces sur le même site.

« Une responsable de site est toujours très occupée! Sans mes collègues, je ne pourrais pas y arriver. On collabore toutes et tous pour la sécurité, la propreté, l’accueil. On veut montrer que nous offrons nos services avec fierté et nous voulons que cela se ressente dans le bâtiment dans lequel nous les offrons. » explique Melissa Tam, cheffe d’administration de programmes – Équipe itinérance et équipe mobile de référence et d’intervention en itinérance (EMRII), responsable de site au CLSC Sainte-Catherine et au GMFU des Faubourgs. 

Melissa Tam

« Les responsables de site ont découvert nos enjeux au quotidien, notre rôle en tant que chefs de la DST. Les visites des bâtiments et les nombreuses discussions avec nos collègues responsables de site ont contribué à sensibiliser à nos réalités. », explique Évariste Hubert Mboukeng.

Des pratiques bien accueillies

Ces pratiques ont été bien accueillies comme en témoigne Évariste Hubert Mboukeng, chef de service des installations matérielles : « Au CLSC de Verdun il y avait des enjeux avec un tapis présent dans l’entrée qui était devenu très problématique et nous n’arrivions pas à faire agir le propriétaire. C’est la mise en place du projet qui a permis de vraiment faire avancer les choses. Avec la responsable de site, nous avons pu monter un dossier et régler cet enjeu avec la collaboration du propriétaire de l’immeuble. »

En plus de leur efficacité prouvée, ces nouvelles pratiques sont jugées indispensables pour les personnes concernées, comme le souligne Martin Aloulou, chef de service Hygiène et salubrité à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) : 

Martin Aloulou

« Nous avions déjà les tournées environnementales réalisées par la PCI deux fois par an, ce qui nous a préparés à faire des visites régulièrement. On doit à chaque fois réaliser, un portrait très détaillé. Cela nous permet d’avoir le pouls sur notre travail. C’est vital d’avoir ça : ça remet les pendules à l’heure et ça nous permet de faire un suivi, de voir ce qui a été fait ou ce qui doit être amélioré. C’est important pour la sécurité et le bien-être de nos usagers et usagères : l’IUGM, c’est leur maison. »

Au cœur de la qualité de vie

Les impacts sont visibles et appréciés. « Au CLSC Saint-Henri, par exemple, quand on a changé l’éclairage, tout le monde l’a remarqué. Il y a eu un soulagement, un apaisement. Depuis, les usagers et usagères, mais également les membres des équipes, nous rappellent à quel point l’instauration de ce projet fut important pour eux », témoigne Nathalie.

Ces témoignages le confirment : le rôle de responsable de site est exigeant, mais il est au cœur de la qualité de vie au travail et du bien-être des usagers et usagères. 

Leur travail, souvent invisible, est pourtant essentiel pour faire de nos installations des lieux accueillants, sécuritaires, fonctionnels et conformes aux normes et règlements les plus exigeants.

Merci à tous et toutes les responsables de site pour leur engagement quotidien, et pour leur capacité à anticiper les besoins et à mobiliser les équipes.

4 commentaires

  1. Bravo à vous tous de nous permettre de continuer à se sentir acceuillis humainement par vos petits gestes au quotidien. Continuez votre beau travail.
    Steeve McBrearty Usager-Ressource projet Acceuillir c’est aussi soigner

  2. Bravo! Un bel exemple de partenariat et d’efforts concertés au bénéfice des usagers!

  3. C’est un bel effort de coordination! Je suis certaine que les choses tombent moins entre deux chaises maintenant que nous avons des personnes pour porter les requêtes!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Merci à nos préposés et préposées aux bénéficiaires!
Des résultats encourageants, un travail d’équipe impressionnant
PRIE-Montréal : une collaboration régionale au service des enfants et de leurs familles
Sur la Route de Bienveillance… un premier arrêt réussi
Rencontre avec une légende du CHSLD Réal-Morel
Une profession indissociable de la qualité des soins
Alimentation durable : plus que de la poudre aux yeux
Se mobiliser pour un été en toute sécurité
À Raymond-Dewar, une équipe pionnière en télésoins
Agir tôt, changer des vies : science, politique et soins au service des enfants