Direction de la Protection de la jeunesse
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À l’occasion de leur 22e bilan annuel, les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse du Québec ont lancé un message clair : la protection des enfants ne peut reposer uniquement sur les épaules de la direction de la Protection de la jeunesse (DPJ). Elle est une responsabilité collective, qui commence bien avant le signalement.
Dans ce contexte, l’arrivée de Nadine Thiffault au poste de directrice de la Protection de la jeunesse et directrice provinciale, marque un moment charnière. Forte de 25 ans d’expérience dans le réseau, elle incarne une volonté de continuité, mais aussi de transformation. «Je ne changerai pas tout un système, mais je continuerai à travailler avec passion, rigueur et conviction pour l’améliorer», affirme Nadine Thiffault.
Agir collectivement, au-delà du signalement
Le rapport annuel 2025 rappelle que la protection des enfants commence dans les milieux de vie: familles, écoles, garderies, organismes communautaires. Lorsque ces réseaux ne suffisent plus, la DPJ intervient en complément.
Or, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Au Québec, 141 622 signalements ont été traités en 2024-2025, une hausse de 5 %. Pourtant, moins du tiers (29,3 %) ont été retenus pour une évaluation approfondie. Cela signifie que de nombreux enfants vivent des difficultés importantes, sans que l’intervention de la DPJ soit toujours la réponse la plus adaptée.
Une statistique démontre mieux que les autres le visage humain des interventions de la DPJ: Plus de 34 % des enfants pris en charge par la DPJ sont demeurés dans leur milieu familial. À cela s’ajoutent 18 % d’enfants confiés à des tiers significatifs, c’est-à-dire des personnes de l’entourage de l’enfant (grands-parents, membres de la famille élargie, etc.).
Sur le territoire de notre établissement, qui inclut la population francophone et allophone de l’île de Montréal, la tendance est similaire. Ce sont plus de 17 232 signalements qui ont été traités (+10 %), mais seulement 25,3 % ont été retenus. Ces données soulignent l’importance de renforcer les capacités d’intervention en amont, dans les milieux de vie des enfants.
Les directrices et les directeurs des DPJ appellent à une mobilisation de tous les adultes qui croisent le chemin d’un enfant: enseignants, voisins, intervenants, proches… Tous ont un rôle à jouer pour prévenir, soutenir et protéger.
Pour en savoir plus sur le bilan
- Consultez le bilan 2024-2025
- Écoutez le balado, produit par le MSSS : Comment peut-on mieux protéger nos enfants au Québec?
- Une entrevue avec Lesley Hill, directrice nationale de la protection de la jeunesse, qui vient démystifier le rôle de la protection de la jeunesse et ses intervenants, en plus de nous exposer sa vision pour améliorer la protection des enfants au Québec. Elle discute de la responsabilité de l’ensemble de la société pour accomplir cette mission et en profite également pour remercier les intervenants pour leur travail essentiel au quotidien. Elle aborde sans filtre les défis et les améliorations qui doivent être apportées pour mieux protéger nos enfants.