Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche
__
Une expérience enrichissante, profondément humaine, qui marque autant les stagiaires que les personnes qui les accompagnent : c’est ainsi que plusieurs superviseures et superviseurs décrivent leur rôle. Au Centre-Sud, près de 1 000 personnes participent annuellement à cette grande chaîne de transmission et de partage des savoirs, totalisant plus de 4300 stages par année. Par leur présence, leur expertise et leur générosité, elles offrent aux étudiantes et étudiants un milieu d’apprentissage vivant, où il devient possible de poser des questions, de gagner en confiance et de découvrir, pas à pas, la réalité du terrain. Les témoignages recueillis à l’occasion de la Semaine de la reconnaissance des superviseurs et superviseures de stagiaires permettent de mieux saisir la portée de ce rôle : transmettre, accompagner, apprendre les uns des autres et vivre une expérience profondément humaine.
Quelques équipes de supervision de stagiaires











Transmettre et redonner à la relève
Superviser des stagiaires, c’est transmettre bien plus que des connaissances : c’est partager une façon d’être, une passion du métier et une confiance envers celles et ceux qui prendront bientôt le relais. Pour Kami Sarimanukoglu, du programme SAPA, « c’est un privilège qui permet de contribuer activement à leur processus d’apprentissage et de transmettre à notre tour ce que nous avons reçu ». Julie Ouellet, du programme DITSA-DP, y voit une façon naturelle de « contribuer à la formation de nos futurs collègues ». Camelia Fustos, de la direction des soins infirmiers, résume cette réciprocité en quelques mots : « Nous apprenons des choses ensemble, nous partageons nos connaissances et nous préparons la relève ».
Accompagner le développement professionnel des stagiaires
Les témoignages rappellent aussi à quel point l’accompagnement peut faire une différence dans le développement professionnel des stagiaires. Christine Lavertu, de la direction des ressources informationnelles, décrit l’expérience comme « stimulante et gratifiante » et souligne que voir « leur progression » demeure « la meilleure récompense ». Sophie Bouchard, des Services généraux et partenariats urbains, parle d’un rôle « extraordinaire et significatif », puisqu’il permet de contribuer à « l’épanouissement d’une personne qui désire devenir professionnelle de la santé ». Pour Shawn Parker, des programmes Santé mentale, dépendance et itinérance, superviser un stage, c’est aider les stagiaires dans « la construction de leur identité professionnelle » et leur offrir des outils pour la suite de leur parcours.
Apprendre aussi comme superviseur ou superviseure
La supervision n’est pas un accompagnement à sens unique. Les stagiaires arrivent avec leur curiosité, leurs questions et un regard neuf qui invite à réfléchir autrement. Comme le souligne Shawn Parker, ils apportent « un air frais et un nouveau regard » sur la pratique. Pour Claudie Tremblay-Finley, des programmes DITSA-DP, les échanges avec les stagiaires l’amènent à « me questionner et à m’améliorer en tant que professionnelle ». Julie Ouellet, de la Protection de la jeunesse, rappelle quant à elle que les stagiaires peuvent « proposer de nouvelles avenues qui viennent enrichir et faire évoluer nos pratiques ».
Une expérience profondément humaine
Au-delà des apprentissages professionnels, la supervision est aussi une rencontre humaine. Marie-Pier Gagnon, de la Protection de la jeunesse, retient de sa première expérience le plaisir d’accompagner une stagiaire « à travers ses différents apprentissages et son évolution ». Pour Claudie Tremblay-Finley, « les échanges humains sont aussi très enrichissants » et il y a un vrai « bonheur de partager sa passion » avec des personnes « avides d’apprendre ». Julie Ouellet, de la Protection de la jeunesse, parle d’une expérience « profondément humaine et mutuellement enrichissante », où la stagiaire peut explorer, expérimenter et gagner en assurance.
Une semaine pour dire merci, autrement
Cette contribution essentielle a été mise en lumière du 8 au 12 juin 2026, lors de la 8e Semaine de la reconnaissance des superviseurs et superviseures de stagiaires. Pour souligner leur apport, l’équipe Enseignement-stages a multiplié les occasions de reconnaissance : visites dans les milieux, douceurs offertes aux équipes, tirages, moments d’échange et lancement de l’appel à candidatures des Prix MUSE. Autant de gestes pour rappeler que derrière chaque stage, il y a une personne ou une équipe qui accompagne, soutient et inspire.
Pause glacée à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal le 15 juin dernier
Au-delà des activités, cette semaine a surtout permis de donner la parole aux superviseurs et superviseures de stagiaires et de rappeler toute la valeur de leur rôle. Leurs témoignages mettent en lumière un engagement exigeant mais profondément porteur de sens et où la transmission se vit dans les gestes du quotidien, les échanges et la confiance qui se construit peu à peu. Par leur disponibilité et leur générosité, ces personnes accompagnent la relève, soutiennent la continuité des savoirs et contribuent à former les collègues de demain.