SWAT/SAD aigu : la multidisciplinarité en réponse à la crise des urgences

Temps de lecture : 2 minutes

Communauté CCSMTL

Les urgences des hôpitaux du Québec font face à une pression constante, avec des taux d’occupation souvent critiques. Dans ce contexte, la mise en place de solutions concrètes pour accélérer le retour des usagers à domicile devient une priorité. C’est dans cette optique que le CCSMTL déploie, depuis près de deux ans, l’équipe du SWAT/SAD aigu.

Composée de travailleurs sociaux, travailleuses sociales, infirmiers et infirmières, cette équipe a pour mission d’intervenir dans un délai de 12 à 24 heures. L’objectif est de permettre aux usagers et usagères ne nécessitant plus de soins hospitaliers de rentrer à la maison de manière sécuritaire.

Cette approche libère les lits d’hôpital sur le territoire du CCSMTL, tout en réduisant les risques d’une future hospitalisation pouvant être évitée, grâce aux services de soins à domicile.

Une collaboration multidisciplinaire essentielle

François Lefebvre est un infirmier de nos CLSC, déployé à l’urgence de l’Hôpital Notre-Dame. Il fait partie de cette équipe du SWAT/SAD aigu. Son rôle est de repérer et de prendre en charge rapidement les usagers et usagères vulnérables de l’urgence afin de faciliter leur retour à la maison en faisant les liens avec le CLSC et les proches, éventuellement.

Cette initiative implique également une équipe multidisciplinaire formée de physiothérapeutes, ergothérapeutes, travailleurs sociaux et travailleuses sociales, médecins, d’infirmiers et infirmières gestionnaires de cas et d’un assistant ou une assistante de l’urgence. Leurs expertises permettent d’orienter les personnes reçues aux urgences vers les soins et services les mieux adaptés à leur état de santé. C’est un exemple concret de concertation entre les intervenants et intervenantes de l’urgence et ceux et celles des services de soins à domicile, qui porte ses fruits.

« Ce qu’on veut, c’est placer le bon usager au bon endroit, au bon moment, avec le bon intervenant », explique Caroline Koehren, cheffe d’administration du programme de SAD aigu.

« Si le bon endroit, ce n’est pas l’hôpital, mais la maison, on rentre à la maison. »

Préserver l’autonomie

Cette approche contribue également à diminuer le déconditionnement physique souvent observé chez les personnes âgées lors d’une hospitalisation.

« Quand tu as 90 ans, tu te déconditionnes très rapidement. La masse musculaire est déjà très faible. Un déconditionnement, ça arrive en 24 ou 48 heures. », explique Docteure Vanessa Pinard-Saint-Pierre, urgentologue à l’Hôpital Notre-Dame.

La Presse était de passage à l’urgence de l’Hôpital Notre-Dame pour témoigner de cette approche.

3 commentaires

  1. Quel merveilleux projet! Voilà des façons innovantes d’intervenir rapidement pour le mieux être de la clientèle. Félicitations à toute l’équipe !

  2. Bravo pour cette belle initiative! Cela devrait être généralisé à la plupart des CIUSSS!

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