Direction générale adjointe – Soutien, administration et performance
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À l’occasion de la Semaine québécoise de réduction des déchets 2026, Santé Québec Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire met en lumière le retrait des gaz anesthésiques les plus polluants de ses blocs opératoires.
Les efforts déployés dans les blocs opératoires permettent notamment de dépasser la cible provinciale de réduction du desflurane. Cette démarche s’inscrit dans les recommandations de l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux, du Collège des médecins du Québec et du Plan d’action en développement durable de Santé Québec, qui identifient le desflurane et le protoxyde d’azote comme des gaz à fort impact climatique.
Desflurane : notre établissement a cessé d’utiliser ce gaz anesthésique à fort impact climatique. Le dernier achat remonte à 2024 et sa consommation est maintenant nulle. Cette avancée permet déjà de dépasser la cible provinciale de réduction de 95 %.
Protoxyde d’azote : les efforts portent sur une utilisation limitée à certains besoins cliniques spécifiques. À l’Hôpital de Verdun, les conduites centralisées ont été retirées ; ce gaz est désormais utilisé à l’aide de cylindres portatifs pour répondre à ces besoins.
Les émissions associées aux gaz anesthésiques ont diminué de plus de la moitié entre 2024 et 2025. Elles sont passées de 923 à 393 tonnes de CO₂ équivalent, une baisse de plus de 530 tonnes, soit 57,5 %.
Des réductions à la source
Pour limiter les déchets et leurs effets sur l’environnement, il convient d’utiliser le principe des 3RV pour donner un ordre de priorité aux actions.
Ce principe consiste à réduire ce que l’on utilise, puis à réutiliser, et à recycler, avant de valoriser ce qui reste. Le retrait des gaz anesthésiques les plus polluants suit la même logique. Lorsque d’autres options cliniques sont possibles, éviter d’utiliser ces gaz permet de réduire la pollution dès le départ. C’est ce qu’on appelle la réduction à la source.
L’élimination du desflurane et la réduction du protoxyde d’azote permettent de réduire l’impact environnemental des soins, sans compromettre la qualité des soins ni la sécurité des patients.
Cette initiative démontre que la pertinence clinique et la responsabilité environnementale peuvent avancer ensemble. Elle s’inscrit aussi dans les démarches ayant contribué à l’obtention et au maintien de la certification IOR+ à l’Hôpital Notre-Dame.
Les bonnes ressources au bon moment
La réduction de l’empreinte environnementale des soins offerts par notre établissement passe aussi par une utilisation appropriée des gants.
Même si les gants sont essentiels lorsque la situation clinique le requiert, ils ne sont pas nécessaires en tout temps. Une utilisation non indiquée peut accroître les impacts environnementaux sans améliorer la sécurité des soins.
Pour tester vos connaissances et déjouer les mythes sur l’usage approprié des gants en milieu de soin, répondez à ce jeu-questionnaire!