Superviseurs de stage et résident, un duo passionné et passionnant

Temps de lecture : 3 minutes

Direction de l’enseignement universitaire et de la recherche

François Dubé et Pei Ran Huang sont respectivement superviseurs de stage et étudiant de 3e cycle en résidence. Tous deux physiothérapeutes passionnés et passionnants, ils nous ont ouvert les portes de la clinique de la douleur, pour nous parler de leur parcours, leur rôle et ce qui fait la force de leur équipe.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours?

François Dubé :
J’œuvre en physiothérapie depuis plus de 20 ans. Spécialisé dans la gestion de la douleur chronique, je travaille à l’IUGM depuis 2001 et à la clinique de douleur depuis 2017. En parallèle, j’enseigne à l’Université de Montréal.

Je suis également superviseur de stage au sein du CCSMTL.

Pei Ran Huang :
Moi je suis diplômé de McGill, et j’exerce comme physiothérapeute en clinique privée et en GMF depuis 2019. Depuis peu, j’occupe un rôle de physiothérapeute en première ligne auprès de patients et patientes que nous envoient les médecins de famille.

Cette année, j’ai entamé un programme de 3ᵉ cycle, au cours duquel je dois réaliser des résidences — une période d’immersion pratique au sein d’une organisation — ce qui m’a amené à intégrer l’équipe de la clinique de douleur.

En quoi consiste votre rôle au sein de la clinique de douleur?

François Dubé :
À la clinique de douleur, nous sommes cinq physiothérapeutes, et nous accueillons chaque année plusieurs stagiaires, du bac à la maîtrise, qui viennent parfois même de l’étranger.

Mon rôle de superviseur de stage consiste à organiser leur travail, à les évaluer et à les accompagner au quotidien. On prépare ensemble la journée, on discute des cas, on réfléchit à ce qu’on peut améliorer.

Avec les résidents comme Pei Ran, c’est différent : je ne suis plus dans l’enseignement de base, mais dans une vraie relation professionnelle où l’on échange sur les subtilités du milieu, sur le profil de nos patients et patientes ou bien sur le rôle primordial du travail interdisciplinaire.

Pei Ran Huang
Ma résidence me pousse à réfléchir au rôle actuel et futur de la physiothérapie, surtout en gestion de la douleur. Je cherche à comprendre comment on peut améliorer l’accessibilité et l’efficience des soins, tout en élargissant notre champ d’action. Mon objectif est d’enrichir mon jugement clinique et d’outiller les médecins de première ligne pour mieux reconnaître et traiter la douleur chronique.

Les apprentissages que je fais ici ne seront pas copiés à l’identique dans mon futur milieu, mais ils renforcent mon œil, ma compréhension et ma capacité à devenir un agent de changement.

François & Pei Ran
Nous croyons tous les deux que la physiothérapie en première ligne peut jouer un rôle pivot — notamment grâce à l’autogestion. Nous participons à des projets de recherche et de collaboration avec des GMFU pour développer des outils pratiques : comprendre la douleur, rebouger graduellement, optimiser le sommeil, utiliser la chaleur et de la glace, la neurostimulation électrique (TENS)*, pratiquer la pleine conscience…

Comment décririez-vous la dynamique de votre équipe?

François Dubé
Dans notre équipe, on partage tous et toutes le même souhait : offrir la meilleure qualité de soins possible. Nos expertises se complètent, on se consulte constamment, et on travaille en cohésion avec les autres disciplines — psychologie, ergothérapie, médecine, soins infirmiers. Cette collaboration nous permet d’offrir la bonne intervention au bon moment.

Pei Ran Huang
Je trouve l’équipe extraordinairement accueillante. On fait les suivis ensemble, on discute beaucoup et on s’adapte toujours. On partage vraiment une vision commune du soin, et ça rend l’expérience de travail très enrichissante.

Quelles recommandations donnez-vous pour traverser l’hiver en santé?

Sans hésiter : profiter de l’hiver!

Nous recommandons à nos patients et patientes — et à tout le monde — de sortir prendre l’air, marcher dans la neige au moins deux heures par semaine, bien s’équiper, et découvrir les bienfaits de la nature!

« Il n’y a pas de mauvaise température, seulement de mauvais équipements! »

*  Neurostimulation électrique transcutanée (TENS) : technique non médicamenteuse utilisant un courant électrique de faible intensité, grâce à des électrodes sur la peau, pour soulager les douleurs chroniques ou aiguës (arthrite, sciatique, maux de dos). Souvent utilisés en physiothérapie, les appareils TENS stimulent les nerfs sensoriels pour bloquer les signaux de douleur.

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