Le CCSMTL et les médias, une relation complexe mais essentielle

Temps de lecture : 4 minutes

Direction des communications et des affaires juridiques

« Parfois, il faut tuer la une. » – Danny Raymond, conseiller en relations médias

Pourquoi l’équipe des relations médias du CCSMTL applique-t-elle avec rigueur le principe de transparence avec les journalistes? Plus directement encore : pourquoi l’organisation doit-elle répondre à leurs questions quand, comme on peut le penser parfois avec une forme de cynisme, les manchettes seront défavorables?

Pour répondre à ces questions, l’examen d’un reportage diffusé le jeudi 8 janvier dernier illustre comment le CCSMTL a su passer d’une gestion de crise réputationnelle à une reprise du contrôle des faits. Et ce, dans l’intérêt public.

Incursion dans l’univers des relations médias

Tout part d’un reportage de TVA/LCN, repris la même journée dans le Journal de Montréal. Un journaliste s’était rendu sur place pour rapporter l’installation d’une nouvelle arche de sécurité, à l’entrée des urgences de l’Hôpital Notre-Dame. D’après ses observations sur le terrain, le journaliste a traduit ses observations en mots percutants :

« Sécurité extrême à l’Hôpital Notre-Dame »
« Une salle d’urgence transformée en “forteresse” »

L’angle retenu, celui qui a dominé l’espace médiatique toute la journée, présentait l’Hôpital Notre-Dame comme étant devenu une « forteresse ». Et que des mesures « de sécurité extrême » avaient dû être mises en place pour contrer la violence ambiante, surtout celle associée aux personnes en situation d’itinérance. Il faut préciser qu’aucune demande d’entrevue n’avait été faite au CCSMTL, avant la diffusion du reportage.

Compléter la nouvelle, comme une dictée à trous

Un journalisme de qualité présente un point de vue équilibré d’une nouvelle. À défaut d’avoir pu parler avec le journaliste à l’origine de l’article, nous avons pu contacter des journalistes de Radio-Canada. La démarche visait à obtenir leur attention pour qu’ils couvrent le sujet à leur tour, expliquant les raisons ayant justifié l’installation d’une arche de sécurité. D’autant plus que, quelques mois plus tôt, Radio-Canada était déjà venue sur place constater les enjeux de sécurité identifiés à l’urgence.

Éric Plante, le chef du Centre opérationnel de sécurité (COS) du CCSMTL, avait alors expliqué la situation telle qu’elle était vécue sur le terrain, et avait rappelé les solutions mises en place par le CCSTML pour y répondre.

Radio-Canada accepte donc d’entendre nos explications, et publie rapidement un texte. Ce dernier rapporte de manière juste et pondérée les enjeux de sécurités observés sur le terrain, vécus par les usagers et usagères et les membres du personnel. Et souligne avec justesse les raisons pour lesquelles l’installation d’une arche de sécurité est devenue nécessaire.

Une déferlante s’est ensuivie. La quasi-totalité des médias nous a contactés tout de suite après pour obtenir une entrevue ou une réaction au reportage de Radio-Canada. Nous l’avions anticipée, c’est pourquoi la directrice des soins infirmiers, Isabelle Allaire, a accepté toutes les demandes d’entrevue, tant en français qu’en anglais.

Cette visibilité a permis de ramener l’équilibre dans ce qui était au départ une nouvelle tendancieuse. Mieux, Mme Allaire a rétabli les faits en rapportant les enjeux véritables vécus aux urgences, les mesures en place, dont l’installation réclamée d’une arche de sécurité, tout en ayant réussi l’exercice à dissiper l’amalgame entre itinérance et violence.

La même nouvelle, une autre perspective

Au terme du cycle de la nouvelle, les médias ont retenu et diffusé l’essentiel. Soit que les mesures en place ont permis au CCSMTL d’enregistrer une baisse de la fréquentation des personnes en situation d’itinérance (PSI) dans ses urgences. Et que les déclarations d’agressions ont diminué de moitié (de 20 à 10), entre 2023 à aujourd’hui. Et qu’un renforcement des mesures de sécurité était devenu nécessaire, pour s’adapter au contexte global de la métropole, marquée par une hausse de la violence liée aux problèmes de santé mentale.

Un exercice délicat et exigeant qui, quand il est réalisé en toute transparence, contribue à faire réfléchir, à rassurer la population, à formuler des critiques visant ultimement à améliorer nos pratiques. Une relation nécessaire dont l’objectif poursuivi par la presse et le réseau de la santé est commun : offrir un environnement de soins sécuritaires à la population.

Nous remercions chaleureusement nos précieux et précieuses porte-parole, dont la grande disponibilité, souvent dans de très courts délais, nous permet d’apporter des réponses éclairées et pertinentes aux demandes reçues.

6 commentaires

  1. Il faut opérer de la même façon envers les nouvelles concernant la DPJ et le Programme Jeunesse. Les médias diabolisent trop souvent ces services sans connaître tous les côtés de la médaille.

    1. Bonjour Jérôme, vous avez raison. Et l’équipe des relations médias est là pour entendre vos histoires et justement montrer votre travail extraordinaire, un côté de médaille reluisant qui mérite d’être rendu public. N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire connaître les belles histoires : relations.medias.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca.
      On forme une seule et grande équipe, au fond !
      Merci d’avoir pris la peine de partager votre opinion.

  2. C’est un article très éclairant! Bravo à toute l’équipe pour votre présence continue auprès des médias.

    1. Merci Gabriel, comme quoi avec un peu d’effort, il est possible de changer les perceptions pour le mieux.

    1. Merci Caroline, nous sommes un maillon de la chaîne dont tu fais aussi partie !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sélection de la rédaction

Célébrons les équipes de soins
Un impact immense, profondément humain
Les Canadiens sont là : le flambeau porté jusque dans nos résidences
Un petit papillon pour un grand changement
Vos données sont-elles en sécurité?
Une communauté toujours bien vivante et active au cœur du réseau du CCSMTL
Votre voix compte : répondez à notre sondage
Des soins de fin de vie résolument humains
La fin de vie dans les yeux des médecins qui l’accompagnent
La boîte à mercis : les vedettes de la PCI