Communauté CCSMTL
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Tout le monde a déjà entendu le terme psychoéducation. Mais connaissons-nous vraiment cette profession et les personnes qui l’exercent au sein du CCSMTL? Six de nos psychoéducateurs et psychoéducatrices nous ont accueillies dans leur univers afin de démystifier le tout.
Tous et toutes animées par la soif de comprendre la nature humaine, les psychoéducateurs et psychoéducatrices jouent un rôle essentiel dans le quotidien des usagers, des usagères et de leur famille. Alors que leur talent particulier pour observer, comprendre, analyser les comportements et l’environnement est essentiel dans leur métier, l’ouverture d’esprit, l’écoute et la compassion sont sans aucun doute les qualités premières qui leur permettent d’établir un lien de confiance et d’accomplir leur mission.
Pour les psychoéducateurs et psychoéducatrices, la clé du succès pour un accompagnement personnalisé de qualité est le travail d’équipe. L’interdisciplinarité, la concertation et la collaboration sont indispensables en psychoéducation.
De manière générale, les psychoéducateurs et psychoéducatrices interviennent auprès de personnes aux prises avec des difficultés d’adaptation qui se manifestent sur le plan comportemental, dans leurs différents milieux de vie.
Une action sur le terrain
Ces spécialistes privilégient l’action sur le terrain, et interviennent dans le quotidien des personnes qui reçoivent leurs services, dans l’objectif d’évaluer les enjeux et de proposer des solutions sur mesure, en fonction des besoins.
Jouant différents rôles dans de multiples secteurs du CCSMTL, les psychoéducateurs et psychoéducatrices peuvent aussi agir à titre de conseillers et conseillères pour les autres intervenants et intervenantes.
Tour d’horizon de la psychoéducation dans notre organisation
Pour Marc Gosselin, psychoéducateur aux CHSLD Yvon-Brunet et CHSLD des Seigneurs :
« C’est le fun de pouvoir utiliser mon expérience pour développer un projet pilote, le programme SPEC, qui permettra d’établir un processus clinique concret pour offrir aux intervenants des points de repère et des outils solides. On tente d’avoir une approche interdisciplinaire et multidimensionnelle. Pour nous tout le monde est important! Ça nous permet d’avoir une autre façon d’aborder nos interventions et de les concerter en équipe. Le tout pour prioriser nos interventions centrées sur les besoins des usagers et usagères et ne plus seulement agir pour éteindre des feux. »
Marie-Pascale Thouin est psychoéducatrice et coordonnatrice professionnelle dans l’équipe Trouble du spectre de l’autisme enfance-adulte, programme adaptation-réadaptation. Pour elle, l’observation est au cœur de l’intervention :
« Notre écoute et notre observation sont primordiales. Surtout en TSA, car plusieurs usagers et usagères ne parlent pas. Il faut donc prendre le temps d’observer leur comportement dans leur milieu et leur communication non-verbale pour ensuite analyser et mettre en place les bonnes ressources et la bonne intervention. »
Camille Brouard, psychoéducatrice dans le programme UnisSon, en déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme, accompagne toute la famille de ses usagers et usagères.
« C’est super enrichissant de travailler ensemble pour outiller une famille. Souvent, on visite et on accompagne les familles pendant plusieurs années, c’est comme si on faisait partie de la famille. On observe et on agit un peu comme leur coach. Ça me fait toujours chaud au cœur de voir l’évolution et de savoir qu’on y est arrivé parce qu’on a su créer un lien de confiance mutuelle. »
Katia Thellend, psychoéducatrice au programme Suivi intensif dans le milieu, Direction des programmes Santé mentale et dépendance, partage :
« C’est une expérience riche de pouvoir être immergée dans le milieu des personnes qu’on accompagne. On peut travailler avec elles et leur famille et non pour elles. Il faut partir de l’individu et de ses besoins et non pas de nos besoins ou de la normalité sociale. C’est un défi, mais en même temps c’est ce qui me nourrit en tant que psychoéducatrice. »
Au CLSC de Verdun, Valérie Lapointe et Sonia Langevin sont psychoéducatrices dans l’équipe de la petite enfance.
Pour Valérie Lapointe : « En psychoéducation, la construction interdisciplinaire c’est notre fierté. On travaille ensemble pour vraiment avoir une vision globale de la famille. On amène beaucoup de créativité, où on réfléchit ensemble avec des lunettes différentes pour voir une situation et l’analyser. »
De son côté, Sonia Langevin met l’accent sur le vécu partagé : « Il y a un concept très important en psychoéducation, c’est le vécu partagé, le vivre avec. Donc on ne fait pas seulement passer des questionnaires, on ne rencontre pas l’enfant une seule fois. On va vraiment voir quels sont les besoins de l’enfant ou du parent. Des fois, l’objectif est très simple. Ça peut, par exemple, améliorer les soupers en famille qui peuvent être difficiles pour de multiples raisons. En tant que psychoéducatrices, c’est notre travail de décortiquer le quotidien et ce qui rend le tout difficile. »
Vous avez un psychoéducateur ou une psychoéducatrice dans votre milieu? Une personne de votre entourage exerce ce métier? Au cours de la Semaine de la psychoéducation, qui se déroule du 9 au 13 février 2026, prenez deux minutes pour en apprendre plus sur son travail et dites-lui MERCI!
Un commentaire
Le rayonnement d’une profession passe par les personnes qui s’y impliquent. Félicitations à tous.tes pour votre travail.
Merci à Valérie et Sonia pour leur engagement de cœur depuis tant d’années auprès des petits.es et de leur famille.
Votre implication est source d’inspiration et fait une différence dans plusieurs vies d’enfants, de parents, de partenaires, de collègues, et de stagiaires.
Belle poursuite à vos deux et aux autres psychoéducatrices.teurs de votre programme