C’est pas moi, c’est mon cerveau!

Source : Radio Canada
Temps de lecture : 2 minutes

Diane LeBel, Service des communications et du marketing
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Êtes-vous du genre à dépenser sans trop y penser pour vos achats de Noël? Ou encore, êtes-vous très calculateur et plutôt Picsou quand vient le temps de magasiner pour les étrennes? Peut-être aussi, faites-vous partie des personnes qui attendent à la toute dernière minute pour acheter les cadeaux et… cèdent à la panique alors que le compte à rebours tire à sa fin jusqu’au jour J, soit celui de Noël? 

Eh bien, sachez que ces différentes attitudes sont foncièrement… involontaires et qu’elles seraient plutôt tributaires de deux aires du cerveau : le noyau accumbens et l’insula. Vous en êtes étonnés? Nous aussi!

De fait, selon la neuroscientifique Sonia Lupien, ces aires agissent sur la dopamine, une hormone qui joue un rôle primordial dans le contrôle moteur, l’attention, le sommeil, la mémoire, la cognition, le plaisir, la motivation… et la récompense!

Qui n’a pas connu d’excitation à la perspective d’acheter un objet convoité depuis un moment, ou de se procurer LE cadeau qui fera assurément plaisir à la personne chère? Ce petit moment d’extase est une gracieuseté de votre noyau d’accumbens. Il est directement rattaché au plaisir et à la satisfaction que procurent un achat.

Or, si vous résistez à la tentation (la proverbiale dualité ange et démon, ça vous dit quelque chose?) et que vous sortez du magasin bredouille parce que, rationnellement, vous avez choisi de ne rien acheter ou encore parce que vous n’avez simplement pas les moyens de vous offrir l’objet de votre convoitise, alors là, c’est l’insula qui mène le bal.

Vous vous souvenez très certainement de la ruée vers le papier hygiénique lors de la toute première vague de la COVID-19. Cet instinct de panique qui a fait en sorte qu’une horde de personnes se sont précipitées pour acheter et stocker la précieuse denrée s’appelle l’effet de meute. Là encore, c’est le cerveau qui nous joue des tours… « Ceux qui achètent frénétiquement le papier hygiénique savent quelque chose que je ne sais pas… Alors dans le doute, je me précipite aussi. » C’est en substance le message que vous envoie votre cerveau sous l’effet de meute.

En bref, certaines personnes ont naturellement une ou l’autre de ces aires surdéveloppée ou sous-développée. Ce qui expliquerait, en partie notre propension — ou non — à magasiner… Voilà qui est rassurant pour éviter les chicanes de ménage liées aux dépenses! « C’est la faute de mon noyau d’accumbens, pas de la mienne! ». Blague à part, il existe des trucs pour équilibrer tout ça. Nous vous invitons à écouter cette captivante capsule audio de Sonia Lupien, alors que vous découvrirez comment le cerveau agit sur votre magasinage!

Un commentaire

  1. Oui c’est certainement vrais, et c’est sur cela que jouent les marketeur pour nous faire tomber dans leur piège de surconsommation! alors apprenons à nous observer avant d’agir!

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