Desneiges Paquin, service des communications et du marketing
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Connaissez-vous l’ostéointégration?
Réalisée depuis longtemps en Europe et ailleurs dans le monde, cette opération consiste à implanter une tige en métal au milieu de l’os du moignon, afin de pouvoir y fixer une prothèse externe. Un connecteur permet d’attacher la tige en métal à la prothèse, ce qui offre une meilleure stabilité. Les données prouvent que cette opération a plusieurs effets positifs. La personne est plus fonctionnelle, elle a une plus grande liberté de mouvement et sa qualité de vie s’améliore.
Le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) est fier de pouvoir offrir à certains patients amputés d’un membre inférieur l’ostéointégration, une avancée médicale qui permet d’améliorer grandement leur qualité de vie. Pour une période de trois ans, environ 150 patients pourront en bénéficier, grâce à un nouveau projet novateur du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS), qui accorde un financement de 1,5 M$ par année.
Cette intervention chirurgicale s’effectue après que le patient ait été sélectionné par l’équipe du CUSM et de l’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay-de-Montréal (IRGLM) du CCSMTL, à la clinique d’évaluation.
Comment fonctionne la clinique?
La clinique d’évaluation permet de déterminer si la personne amputée est une bonne candidate pour l’ostéointégration.
La clinique a lieu une fois par mois à l’IRGLM (pavillon Lindsay). Elle se démarque de plusieurs façons. Ses professionnels accordent une importance capitale à la personne dans sa globalité. Ils tiennent compte des aspects physiques, mais aussi du profil de la personne, de sa personnalité et des éléments pouvant affecter sa santé mentale. À la suite du rendez-vous en clinique, les candidats potentiels à l’ostéointégration ont une réponse à la fin de la journée. Si la chirurgie est recommandée, les possibilités de chirurgie leurs sont expliquées.
Le succès de la clinique repose sur la mise en commun, sous un même toit, de quatre experts : prothésiste, psychologue, physiatre et physiothérapeute. Un orthopédiste du CUSM fait également partie de l’équipe de la clinique. La personne peut compter sur une opinion professionnelle de qualité, appuyée de données probantes, en sol québécois.
La Clinique d’évaluation du potentiel à l’ostéointégration est unique à Montréal. Elle constitue une première non seulement au Québec, mais aussi au Canada.
« C’est une source de grande fierté. Le CUSM est le seul centre en Amérique du Nord qui réalise ces interventions chirurgicales dans le cadre d’un programme public où les frais sont couverts par l’assurance-maladie, se réjouit le Dr Robert Turcotte, le chirurgien orthopédique au CUSM, qui a effectué la première intervention subventionnée au Québec. Nous travaillons en collaboration avec la physiatre Dre Natalie Habra et l’équipe de l’Institut de réadaptation Gingras-Linsday-de-Montréal du CCSMTL dans le but d’offrir une meilleure fonction et un meilleur niveau d’activité pour ces personnes à mobilité restreinte et qui présentent des problèmes récurrents avec leur prothèse et leur emboîture. »
Si cette opération peut aujourd’hui être offerte au Québec, c’est grâce au maillage de l’expertise des deux établissements de santé et à la grande collaboration de l’équipe interdisciplinaire mise en place pour l’occasion, mais aussi grâce à l’intérêt pour les pratiques de pointe et au soutien financier du MSSS.
« En plus d’assurer l’évaluation du potentiel, l’IRGLM accueille les patients afin de leur permettre de bien s’approprier leur nouvelle prothèse, précise Dre Natalie Habra, spécialiste en médecine physique et de réadaptation au CCSMTL. L’expertise de cette clinique de réadaptation est unique au Canada et son succès repose sur la mise en commun, sous un même toit, de plusieurs experts : prothésiste, psychologue, physiatrie et physiothérapeute. Les patients peuvent compter sur une opinion professionnelle de qualité, appuyée de données probantes, en sol québécois. »
Quelle est la clientèle visée?
Les personnes amputées d’un membre inférieur âgées de 18 à 70 ans et ayant au moins un des problèmes suivants :
- Des problèmes fréquents avec l’emboîture de leur prothèse (de la douleur par exemple)
- De la difficulté à porter une prothèse
- Des infections de la peau
- Une transpiration importante
- Des fluctuations importantes du volume du moignon
Les candidats doivent passer des tests médicaux (physiques et psychologiques) et respecter le plan de traitement et le suivi proposés.
Cette procédure ne s’adresse pas aux amputations secondaires au diabète ou aux troubles de circulation (maladie vasculaire).
Pour poursuivre la lecture à ce sujet :
The Gazette
CTV
Radio-Canada
https://www.facebook.com/radiocanada.info/videos/559096111517303/
La Presse
2 commentaires
Bravo à toute l’équipe d’intervenants, de chercheurs, de gestionnaires et de médecins qui travaillent depuis des années à mettre en place l’ostéointégration au Québec!