Marie-Josée Thibert*, Service des communications et du marketing
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Le mois de sensibilisation à l’endométriose se termine dans quelques jours, mais on doit continuer d’en parler… à l’année!
Comme l’indiquait Docteure Valérie Kingsbury, gynécologue à l’Hôpital Notre-Dame, dans l’article diffusé la semaine dernière « La clé numéro 1, pour l’endométriose et les autres problèmes gynécologiques, c’est parler! »
Rappelons que cette malade affecte une à deux femmes sur dix en plus d’un nombre non comptabilisé de personnes transgenres et non binaires.
Parler
Parce que la parole libère, éduque, démystifie et ouvre à la compassion envers soi et autrui.
Parler à une personne de confiance, c’est partager son intimité, c’est faire face à ce qui nous arrive, lentement mais sûrement. C’est aussi accepter une affection chronique qui apporte souffrance physique et psychologique, et qui a des ramifications dans toutes les sphères de sa vie.
Parler, c’est le premier pas vers l’acceptation de la maladie. C’est un peu comme si on créait une distance entre soi et la pathologie, qui peut sembler nous définir par moment. Et c’est dans cet espace qu’on peut emprunter, un jour à la fois, le chemin vers la reprise de pouvoir sur sa santé.
Écouter
Les personnes atteintes d’endométriose, ce sont vos mères, vos sœurs, vos collègues, vos amies, vos filles, vos nièces, vos employées…
L’endométriose n’est pas une maladie mortelle, mais elle peut avoir de graves conséquences sur la santé physique et la qualité de vie des personnes qui en souffrent, en plus de répercussions importantes sur leur vie privée, sociale et professionnelle. Certes, il s’agit d’une maladie qui touche plusieurs tabous : les règles, la sexualité, l’intimité. Pourtant, les menstruations ne concernent-elles pas la moitié de l’humanité?
Et bien que l’endométriose se caractérise par des douleurs très importantes au moment des règles, ce n’est pas seulement une maladie liée au système reproducteur. Elle peut causer des symptômes sévères et chroniques dans tout le corps, incluant des douleurs invalidantes, des épisodes de fatigue chronique, l’infertilité, des dysfonctionnements immunitaires et hormonaux, en plus d’endommager les organes et tissus comme l’utérus, l’intestin, la vessie, le foie, les poumons, le diaphragme, les muscles, les nerfs et les ligaments.
Écouter, c’est accueillir et ne pas juger. C’est vouloir comprendre. C’est participer à faire tomber les tabous autour d’une maladie méconnue, mais pourtant répandue. C’est transformer les choses pour les générations futures.
S'outiller
Une fois la parole libérée, on peut en apprendre davantage sur soi, mieux comprendre la maladie et s’outiller! Et quand on possède les ressources appropriées, et qu’on s’entoure de professionnel.le.s qualifié.e.s, on peut prendre des décisions éclairées.
Bien qu’il n’existe pas de traitement unique et définitif à l’endométriose, il existe de nombreuses pistes de solutions vers le mieux-être. Certains traitements et chirurgies, combinés à une approche intégrative de la santé, peuvent grandement aider à diminuer les symptômes et conséquences de la maladie.
Pour aller plus loin
- Pour en savoir plus sur le sujet, visitez le site d’Endométriose Québec en cliquant ici.
- Lisez Endométriose et fibrome utérin : De la souffrance à l’action, écrit par Marie-Josée Thibert et Aissatou Sidibé, aux Éditions TréCarré
*Marie-Josée Thibert est conseillère en communication au CCSMTL, co-autrice du livre Endométriose et fibrome utérin, de la souffrance à l’action, présidente-fondatrice d’Endométriose Québec et patiente partenaire.