Semaine québécoise de la canne blanche, du 2 au 8 février 2020

5 février 2020

La rédaction
__

Cécité et déficience visuelle

Les gens vivant avec une perte de vision font face à des défis chaque jour. Les organismes et les intervenants travaillant à la sensibilisation sur la cécité et sur la déficience visuelle mettent de l’avant les capacités – et non les incapacités – des personnes qui cohabitent avec une déficience visuelle. La Semaine de la canne blanche nous donne l’occasion de mieux comprendre la situation et de nous éduquer davantage.

 Lorsqu’elle a été inventée, la canne blanche a permis d’augmenter la qualité de vie de ses utilisateurs. Elle représente la liberté et l’autonomie. Depuis 1947, la première semaine de février est reconnue au Canada comme étant la « Semaine de la canne blanche ». De nos jours, cette semaine est l’occasion de sensibiliser la population à la réalité des personnes vivant avec une perte de vision. Un message important de la Semaine de la canne blanche est que même en cas de cécité, les personnes ayant une perte de vision peuvent être indépendantes et vivre leur vie comme tout un chacun.

Selon l’Institut national canadien pour les aveugles (INCA), plus d’un demi-million de Canadiens sont touchés par une perte de vision importante et 50 000 personnes perdent la vue chaque année.

Principaux faits

  • À l’échelle mondiale, d’après les estimations, environ 1,3 milliard de personnes vivraient avec une forme de déficience visuelle.
  • En vision de loin, 188,5 millions de personnes présentent une déficience visuelle légère et 217 millions, une déficience visuelle modérée à sévère, tandis que 36 millions de personnes sont atteintes de cécité.
  • À l’échelle mondiale, les principales causes de déficience visuelle sont les défauts de réfraction non corrigés et les cataractes.
  • La majorité des personnes atteintes de déficience visuelle ont plus de 50 ans.

Source : OMS

Au Québec, le Regroupement des aveugles et amblyopes* du Québec (RAAQ) concentre ses efforts sur la promotion de l’accessibilité du Web aux quatre coins du Québec, car la situation du Web québécois pour les personnes pour les personnes ayant une perte de vision n’est pas réglée. Rappelons qu’avec les adaptations nécessaires, une personne aveugle ou malvoyante est en mesure de naviguer sur un site Web, si celui-ci respecte certains standards de conception. Selon une étude menée par le RAAQ de Montréal, 66.7 % des sites Web gouvernementaux testés ont un niveau d’accessibilité entre « faible » et « inutilisable ». La situation du côté de l’entreprise privée n’est guère plus reluisante, celles-ci n’étant soumises à aucun standard. Au Québec, l’accessibilité du Web a un impact sur près de 1,8 million de personnes, dont 450 000 personnes en situation de handicap visuel. (Source RAAQ, 2019)

Pour en savoir plus sur la situation de l’accessibilité du Web: https://labo.raamm.org/portrait-global/

* L’amblyopie, aussi appelée « œil paresseux », est un défaut de vision qui se traduit notamment par une vision déficiente des profondeurs et des contrastes. Il résulte généralement d’un fort écart d’acuité entre les deux yeux (par exemple hypermétropie ou astigmatisme important d’un des deux yeux). Pour compenser la vision déficiente de l’œil « faible », le cerveau se concentre sur l’œil « fort ». N’étant plus sollicité, l’œil faible finit par ne plus voir du tout. Détectée et traitée avant six ans, l’amblyopie se résorbe souvent complètement.  On estime que de deux à quatre pour cent des enfants de moins de six ans sont atteints d’amblyopie. (Source : Association canadienne des optométristes/Futura Santé)

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*