Parlons éthique!

5 février 2020

La rédaction
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Nous le savons tous, l’éthique au travail est essentielle et elle doit être à la base de nos actions. Mais soyons réalistes, l’éthique au travail, ça demande de la réflexion!

Le code d’éthique harmonisé du CCSMTL est disponible depuis quelque temps dans l’intranet. Mais, mais avons-nous vraiment pris le temps de le lire en entier? (… son de criquet)… C’est ce qu’on pensait… Mais on ne se juge pas!

Alors, pour nous aider à assimiler morceau par morceau cet important document qui guide nos actions, nous avons pensé le présenter en plusieurs capsules, par le biais d’une thématique. En effet, chacune des thématiques sera sous forme d’interrogations pour nous faire réfléchir et nous approprier, à notre rythme, comment l’éthique se transpose dans notre quotidien.

Et pour cette première capsule, nous commençons en grand, avec des mots qui résonnent fort : respect, intégrité et dignité de la personne. Nous pouvons tourner la phrase dans le sens qu’on veut, ces valeurs demeurent la base de ce que tout individu, usager ou collègue mérite!

Le code nous dit … (pour ceux qui n’avaient pas lu en entier comme moi 😉)

Respect, intégrité et dignité de la personne

  • Encourager l’autonomie de l’usager
  • Prendre en compte le rythme de l’usager et encourager le développement de ses capacités tout en respectant ses limites
  • Favoriser l’expression des opinions, des valeurs, des croyances et des préférences de l’usager dans le respect d’autrui, et ce, sans interagir
  • Intervenir auprès de l’usager sans aucune discrimination, en tenant compte de ses besoins, de ses choix, et de nos ressources
  • Favoriser une relation de confiance, empreinte d’écoute et d’humanisme
  • Être attentif aux besoins de l’usager et prendre le temps d’évaluer ses demandes et celles de ses proches
  • Favoriser un accueil personnalisé, faire preuve de courtoisie et d’écoute dans nos interactions avec l’usager, avec ses proches ou avec sa communauté
  • Favoriser un dialogue constructif sans tolérer aucune violence verbale, physique ou psychologique, ni aucun comportement ou geste inapproprié

Comment transposer tout ça dans notre quotidien au travail? Voici un petit test…

1. Le respect de l’autonomie exige beaucoup plus que de simplement informer l’usager des options d’interventions qui s’offrent à lui.  Que pouvons-nous faire pour y répondre?

a) Faire le pont avec la langue, la culture et l’éducation de notre usager et de ses proches

b) Prendre conscience du niveau de littératie et de son impact sur la capacité maximale de prise de décision de l’usager

c) Diviser l’information en petits morceaux et valider la compréhension de l’usager. C’est comme une partie de ping-pong où on lui donne de l’information, il nous la résume puis on lui réexplique les portions moins bien intégrées et ainsi de suite …

d) Comme nous nous en doutons, la réponse est : toutes ces réponses!

2. Est-ce qu’il est possible d’appeler un usager/une usagère transgenre par son nouveau nom même si celui-ci n’est pas encore légalement changé? 

Absolument! S’adresser à une personne par le nom qu’elle souhaite, c’est l’essence même du respect.

 

3. Il arrive qu’un usager refuse les soins d’hygiène selon les horaires ou la fréquence habituellement établis sur notre unité de soin. Que pouvons-nous faire?

Tenter de découvrir avec lui et avec ses proches les raisons ou la source de ses réticences. Déterminer avec lui la fréquence minimale d’hygiène qui répondra aux besoins ou aux exigences de l’unité, mais qui lui sera acceptable ou tolérable à la lumière de ses convictions ou de ses valeurs.

4. Lorsqu’un usager s’agite, hausse le ton ou devient plus agressif, que pouvons-nous faire?

Porter une attention particulière au déroulement de l’intervention afin de détecter comment désamorcer l’émotion. Lui demander ce qui le dérange. Explorer avec lui  les moyens ou les façons de faire qui pourraient mieux respecter ses opinions, sa culture, ses préférences. Faire preuve de créativité afin de moduler nos interventions afin qu’à ses yeux, elles s’inscrivent mieux dans  le respect de ses choix ou de ses besoins.

5. Est-ce que l’éthique a sa place dans la prise de rendez-vous?

Évidemment! Avant de fixer un rendez-vous ou une rencontre très tôt le matin ou tard en fin de journée, il est respectueux de valider si votre usager a des habitudes familiales ou religieuses, voire des problèmes de santé qui se butent à ces plages horaires.

 

6. Pourquoi devons-nous établir des relations strictement professionnelles avec les usagers?

En voici un exemple : un employé qui accepte de voir un usager en dehors des heures et du milieu de travail.

Cela peut créer de la confusion pour l’usager ou pour ses proches quant au rôle que peut jouer cet employé auprès d’eux. Si les autres usagers l’apprennent, ils peuvent être portés à croire qu’ils seront moins bien traités ou encore que cet employé fait preuve de favoritisme.

7. Lorsque plusieurs employés d’un même service communiquent entre eux dans une langue étrangère à celle d’un usager ou d’un collègue, celui-ci peut se sentir exclu, assumer qu’on parle ou qu’on se moque de lui ou qu’on lui cache de l’information. Le lien de confiance s’en trouve alors affecté. Comment éviter la situation?

Il faut respecter les droits fondamentaux prévus par la Charte de la langue française et veiller à communiquer en français, soit la langue du travail, des services et des communications internes.

Nous espérons que cette première capsule sur le code d’éthique a été éclairante et qu’elle a permis à tous d’alimenter la réflexion. Nous vous donnons rendez-vous dans la prochaine édition du bulletin pour la deuxième capsule de la série.

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