Technologue en imagerie médicale, ça vous dit quelque chose?

30 octobre 2019
Francesca Audate, technologue en imagerie médicale

Marie France Coutu, service des communications et du marketing
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À l’occasion de la Semaine des technologues en imagerie médicale, radio-oncologie et électrophysiologie médicale, nous avons demandé à deux technologues en imagerie médicale du CCSMTL de nous parler de leur profession.

Francesca Audate est technologue en imagerie médicale depuis 2005. En 2017, elle s’est jointe à l’équipe de l’Hôpital Notre-Dame.

Croyez-vous que les gens connaissent bien votre profession?

Je crois que notre profession est peu connue. Les usagers pensent souvent qu’on fait partie du personnel infirmier ou médical. Même dans le milieu de la santé, les gens ne savent pas toujours quelles sont nos responsabilités et en quoi consiste l’étendue de notre travail.

Éclairez-nous!

Notre responsabilité primordiale est d’assurer la qualité de l’examen que le radiologiste transmettra au médecin traitant. Cela signifie, entre autres, de poser les bonnes questions au patient, de s’assurer qu’il n’y a pas de contre-indication à passer l’examen et, bien sûr, de procéder à l’examen : que ce soient des radiographies pour une fracture, détecter une pathologie au poumon ou guider le radiologiste lors des infiltrations (NDLR : injection d’une substance liquide dans une articulation, par exemple).

Pourquoi avoir choisi cette profession ?

C’est un domaine qui comporte une belle variété de secteurs (résonance magnétique, radiographie, scopie, échographie, etc.) et qui présente de belles occasions de formation et d’avancement. Moi, par exemple, j’ai eu l’opportunité de devenir coordonnatrice ici à l’Hôpital Notre-Dame.

Quelles sont les qualités et les habiletés d’un bon technologue en imagerie médicale?

L’autonomie, la rigueur et le bon jugement. Il faut être capable de s’adapter aux changements  au cours de la journée, savoir choisir la bonne approche avec chaque patient, en portant une attention particulière aux aînés et aux autres clientèles vulnérables.

 

Samir Taleb, technologue en médecine nucléaire à l’Hôpital de Verdun depuis 10 ans

La médecine nucléaire est une technique permettant la mise en image des fonctions du corps humain à l’aide de produits radioactifs injectés par voie intraveineuse. À l’aide d’un ordinateur relié à une caméra, une image est obtenue selon ce qu’il y a à investiguer. Un examen en médecine nucléaire est demandé par un médecin traitant lorsqu’il souhaite avoir des informations sur l’anatomie ou sur le fonctionnement de certains organes afin de l’aider à faire un diagnostic ou suivre l’évolution d’une maladie.

À quoi ressemble la journée dans la vie d’un technologue en médecine nucléaire?

On débute vers 7 heures pour, entre autres, calibrer les appareils d’examen et préparer les produits radioactifs à injecter. On accueille les patients dès 7 h30. La journée se termine vers 16 h.

Qu’aimez-vous le plus de votre travail?

Le fait qu’on doive changer de responsabilités en rotation au cours de la semaine. On ne s’ennuie pas ! Une particularité à l’Hôpital de Verdun : nous fabriquons nous-mêmes les produits à injecter. Cela nous permet de préserver et développer cette expertise.

Le saviez-vous?
Les rayons X ont été découverts il y a 124 ans, le 8 novembre 1895, par le physicien allemand Wilhelm Röntgen. L’imagerie médicale a bien évolué depuis!

La Semaine des technologues en imagerie médicale, radio-oncologie et électrophysiologie médicale 2019 se tiendra du 3 au 9 novembre. 

Pour plus d’info

 

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