Sept mythes à déboulonner au sujet de la déclaration d’incidents ou d’accidents

19 septembre 2019

Muriel Koucoï, APPR gestion de risques, DQÉPÉ
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Vous vous sentez hésitant à déclarer un incident ou accident sur votre lieu de travail ou êtes sceptique quant à l’importance de le faire? C’est peut-être parce que des mythes existent – et trop souvent persistent – au sujet de la déclaration d’incidents ou d’accidents.  Il est important de déclarer les risques. Il en va de la sécurité de tous. Travaillons ensemble à déboulonner ces mythes. La gestion des risques est au cœur de nos choix.

Les déclarations servent uniquement à produire des statistiques.
Chaque fois que vous déclarez un accident ou un incident, vous contribuez à assurer une prestation sécuritaire des soins et services aux usagers. Les déclarations permettent d’analyser les situations et de mettre en place des mesures pour éviter la récurrence.

Déclarer un incident ou un accident est une perte de temps pour les ressources.
Déclarer un incident ou un accident est une obligation légale et n’est certainement pas une perte de temps, mais plutôt du temps investi, à court, moyen et long terme. En déclarant, vous initiez le processus d’analyse de la situation qui permettra par la suite à mettre en place des éléments d’amélioration.

Mythe 3 : Lorsque je remplis une déclaration, je dénonce un(e) collègue.
Lorsque vous déclarez un incident ou un accident, vous signalez une situation, mais vous ne dénoncez pas un(e) collègue. En gestion des risques, c’est le processus défaillant qui est analysé. Voilà pourquoi dans la section 3 du formulaire AH-223-1, il est juste demandé d’y inscrire les faits sans indiquer les noms des personnes impliquées.

Mythe 4 : Si je commets une erreur grave, c’est parce que je ne suis pas compétent.
Il nous arrive tous de faire des erreurs. Toutefois, il est important d’apprendre de ces erreurs en essayant de comprendre ce qui s’est passé et en mettant en place des actions afin que cela ne se reproduise plus.

Mythe 5 : Lorsque je déclare un incident ou un accident, je perds ma crédibilité auprès de mes collègues.
Le CCSMTL encourage la transparence et la déclaration des situations à risques. En déclarant un incident ou un accident, vous ne désignez pas de coupable, mais vous favorisez une prestation sécuritaire des soins et services à l’usager, et vous valorisez le service rendu. C’est pour cela que nous encourageons la culture juste axée sur le non-blâme.

Lorsque je constate un accident ou un incident, j’aurai le temps de remplir le formulaire AH-223-1 la prochaine fois que je serai de service.
Il est important de remplir le formulaire AH-223-1 dans les plus brefs délais, car en agissant dès que possible, vous avez la possibilité de relater les ‘faits’ tels qu’ils se sont produits, et de corriger rapidement la situation. N’oubliez pas que notre mémoire n’est pas infaillible!

Il ne sert à rien de faire un retour des évènements déclarés à la suite de l’analyse des rapports d’accident en station visuelle opérationnelle.
Un retour sur les événements déclarés doit régulièrement être fait en équipe. À ce propos, la station visuelle opérationnelle est le meilleur endroit en équipe, pour discuter de l’analyse des situations, et des mesures de non-récurrence ! Alors, nous vous encourageons à utiliser ce moment pour informer le personnel des actions d’amélioration à mettre en place à la suite de l’analyse des rapports d’incidents ou des évènements sentinelles.

Pour plus d’information :
Écrivez à risques.ccsmtl@ssss.gouv.qc.ca ou à Jean-Sébastien Thouin, chef de service Risques et sécurité de l’information.

Vous pouvez également visiter l’intranet, section Gestion des risques.

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